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Fouiner dans la forêt peut mener à de gros ennuis [ONESHOT]

 :: L'Extérieur du Château :: La Forêt
Faustine Weber
avatar

Autres informations
Capacités en combat:
Equipements magiques:
Armes en possession:
terreannée3
Membre
AGE RPG : 17 ans
METIER : Péfète des Cerfs
ACTIVITE : 527
CREDITS : Illusion Tales

Mer 1 Nov 2017 - 21:55
“Il est fort dangereux, Frodon, de sortir de chez soi, on prend la route et si on ne regarde pas où l'on met les pieds on ne sait pas jusqu'où cela peut nous mener.”

- J.R.R. Tolkien




La nuit refroidissait la terre. De longs nuages de coton fin se réunissaient autour de la lune comme autour d’un feu, et variaient son éclat jaunâtre. Arthur sortit de sa vieille voiture, claqua la portière et, avec le seul bruit du gravier craquant au passage de ses pas, se rapprocha lentement et de plus en plus du manoir aux murs sombres et aux tours dominantes. Lorsque la lune, au zénith, s’apprêtait à épouser le sommet de la plus haute tour, Arthur se tenait devant les deux énormes portes de bois épais, liées par deux plaques de fer rouillé d’où pendaient deux heurtoirs du même aspect. La nuit était calme. On n’entendait que le bruit du des feuilles que le vent secouait de son doux soupir et quelques loups-garous hurlaient au désespoir au loin. L’homme hésitait un moment, puis fit retentir les deux anneaux pesant, brisant ainsi le silence de mort qui régnait tout autour de l’enceinte.



«Ouarf, ouarf !»

Faustine faillit sursauter, quand son nouvel animal de compagnie la tira brusquement hors de sa lecture. Archie n’avait pas encore bien intégré les règles dans le dortoir de sa maîtresse car il n’y habitait que depuis quelques jours. Il a avait sans doute envie d’aller se promener ou d’aller faire ses petites commissions. Faustine n’avait aucune envie de sortir par ce temps maussade, venteux et sombre. La nuit était déjà tombée à dix-neuf heures, ce qui indiquait que l’hiver serait bientôt là. Mais les cris du chien étaient de plus en plus forts et Faust craignait que ses voisines soient dérangées. Bien que sa colocataire, Kallié ne soit pas encore rentrée, il fallait le faire taire. Elle regarda à travers les vitraux de la fenêtre sur laquelle elle avait aménagé son petit «coin lecture» tout douillet et tout chaud. Avec une grimace, et les gestes las, la jeune étudiante se hissa hors de sa couverture et saisit une laisse, sous les yeux excités de son compagnon.

Le canidé gambadait joyeusement devant Faustine qui l’avait détaché. Le temps, était étonnamment doux pour un 30 octobre, et cette promenade nocturne n’était pas si désagréable. Le lendemain, chacun et chacune serait à cet endroit précis, à valser entre les différents stands et à se faire peur. La deuxième année serait sans doute dans sa chambre à éviter ces réjouissances dans lesquelles elle ne trouve jamais se place, à moins que sa colocataire ou quelques camarades de classe ne la pousse à y aller. La lectrice, profitant à cette soirée de tranquilité, repensait aux pages qu’elles venait de parcourir et pouvait aisément se recréer l’atmosphère et les différents éléments qui la composait. Elle regarda en l’air, pas de lune en vue. L’Académie n’avait rien d’un manoir mais avec un peu d’imagination, elle pouvait se mettre dans la peau du courageux Arthur. Lorsqu’elle est seule, c’est-à-dire la plupart du temps, Faustine se met dans la peau de personnages des romans qu’elle lit. Cela l’aide à oublier la tristesse de sa réalité d’aliénée parfois et cela lui rappelle qui elle aimerait être. Le petit Braque Français que la jeune fille avait appelé Archie continuait à explorer le parc, où normalement on avait l’interdiction de lâcher son chien, mais personne ne surveillait jamais cet endroit à la nuit tombée. Faust se retrouvait donc seule avec le chiot qu’elle tentait encore de dresser avant qu’il ne lui arrive à ses cuisses. Les deux amis marchèrent alors jusqu’à l’orée de la forêt.

Dans l’obscurité de la nuit, Faust rattacha son petit animal de peur de le perdre. Elle savait parfaitement qu’il était strictement défendu de se promener dans la forêt, en particulier la nuit, et qu c’était extrêmement dangereux. Elle resta alors quelques minutes à observer les gigantesques arbres qui se tenaient devant elle et qui servait de barrière à quiconque voulait s’approcher. Faustine s’apprêtait à repartir quand elle aperçut un lueur qui perçait les ténèbres entre les arbres. Quelqu’un se serait-il aventuré dans ce nid à créatures de l’ombre ? La petite brune hésitait à franchir le pas et à aller voir ce qui pouvait bien se passer là-bàs.

«Allez Faustine, pensa-t-elle. Si tu veux vivre une aventure, il va bien falloir se jeter à l’eau un jour ou l’autre. Arthur l’aurait fait, lui.»

Elle prit dans ses bras le chiot qui avait apparemment moins peur qu’elle puisqu’il n’y voyait aucun inconvénient. Faustine pensait aux conséquences qu’elle pouvait avoir si quelqu’un la surprenait. Elle n’aurait qu’à bien se cacher et à rester discrète, et rien ne pourrait lui arriver, continuait-elle à se répéter. Et, lentement, elle se glissa à travers les écorces vieilles de plus de centaines d’années.

Une fois à l’intérieur, Faustine sentit la température chuter d’au moins dix degrés. La pénombre envahissait jusqu’à ses propres membre, son battement cardiaque se fit de plus en plus rapide, sa respiration de plus en plus forte et saccadée laissant échapper de la buée blanchâtre de sa bouche. Elle était dans la forêt interdite. Elle avança doucement, seul le bruit des branches et brindilles craquant au passage de ses pas. Archie se blottissait dans les bras de sa maîtresse alors qu’ils se rapprochaient de la lumière au loin. Elle entendit d’abord parler, puis crier au fur et à mesure qu’elle approchait.  Puis, un son violent d’un poing contre une mâchoire se fit entendre, clair et net. Faust sut alors qu’elle n’avait rien à faire ici et qu’il fallait mieux partir. Mais, dans un élan d’inconscience, l’étudiante fit les quelques pas de trop. Les cris avaient cessés, tout semblait calme tout à coup. Faust ne pouvait pas bouger, le simple mouvement signalerait sa position. Elle était pétrifiée. Pendant quelques minutes, ou quelques secondes, difficile de s’en rappeler, le silence régnait dans le forêt interdite. Un silence si fort, que Faust pouvait entendre les battements déchaînés de son coeur.

Bling !

Le chien qui étouffait dans les bras de l’adolescente raide s’était délivré de son emprise et avait par conséquent fait retentir sa laisse de métal. Sans plus attendre, une forte lumière, une boule de feu recrachée par les ténèbres sortit de l’ombre et vint heurter le bras droit de l’étudiante, lui provoquant un affreux spasme et un cri de douleur qu’elle ne put retenir. Elle s’empara de son chien et se précipita le plus rapidement qu’elle pouvait vers les lumières du château que l’on pouvait encore distinguer. Tout se passa si vite, Faustine n’entendait rien, elle ne voulait que sortir de cet enfer. À vrai dire, le coup qu’on lui avait porté avait inhibé son audition.

Haletant, à bout de souffle, Faustine était parvenue à se sauver de la forêt. C’était décidé, plus jamais elle ne s’y approcherait. La douleur était insupportable. Ses vêtements avaient été réduits en cendre et étaient bons à être jetés. Heureusement que Faust avait attendu l’automne pour jouer aux héroïnes. Sa peau rougie et ensanglantée était brûlée à haut degré, et une partie de ses mèches avait disparu. Elle s’assit dans l’herbe les larmes sur les joues, se demandant comment elle avait pu être aussi bête. Elle prit Archie dans ses bras comme moyen de réconfort, et essayait de ne pas crier trop fort. Personne ne pouvait savoir qu’elle était là, on lui poserait des questions.

De retour dans sa chambre, Faustine avait porté son manteau dans ses bras pour dissimuler les dégâts causés par le feu, et elle s’était précipitée pour que personne ne voit son visage ravagé par la douleur. Elle jeta ses habits dans un coin de la pièce et sortit une paumade dans le tiroir à pharmacie qu’elle étala lentement sur son bras. Jamais personne ne pouvait être au courant de l’incident, pas même Kallié.

Faustine ne trouvait pas le sommeil après toutes ces émotions. Elle se mit alors à réfléchir sur l’identité de ses agresseurs. C’était sûrement des voyous, des délinquants qui se réunissent dans la forêt et qui ne voulaient pas être vus. Mais ces cris… Faust se serait crue en pleine scène de torture ou de bagarre. Elle voulait tout oublier, mais elle savait que ces images et ces sons ne sortiraient jamais de sa tête. Le plus important, c’est que personne ne sache ce qui était arrivé.

Points ajoutés au sablier.

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Je parle en#11601e


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