AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue parmi nous !
Nous vous souhaitons la bienvenue ! Please
Le forum a ouvert le 21 mai 2012 kikou !
Soyons égaux !
Nous avons besoin d'élèves masculins et des femmes adultes ! canard

Partagez|

Un vent de vérité sur des découvertes brûlantes - John

 :: L'Extérieur du Château :: Le Parc
Séraphina Flynn
avatar

Autres informations
Capacités en combat:
Equipements magiques:
Armes en possession:
feuadulte
AGE RPG : 39 ans
METIER : Ministre des affaires étrangères
ACTIVITE : 69

Dim 20 Mai 2018 - 0:11


Un regard à droite, un regard à gauche, la voie était libre. Elle s’engouffra sur le chemin menant au château. Les rayons du coucher de soleil inondaient le parc d’Eroda de leur puissante lumière. L’herbe, les feuillages des arbres et les buissons offraient un magnifique panel de vert, éclairés de la sorte. Séraphina ne prit pas le temps d’admirer le panorama. Elle était en mission pour les Orphelins. La contemplation de la beauté de la nature attendrait. La mage de feu plissa les yeux, à la recherche de sa cible, éblouie par les rayons du soleil rasant. Un informateur des Orphelins avait cru entendre, dans un bar à une heure tardive de la nuit, une conversation qui faisait mention d’une éventuelle attaque ou d’un potentiel repérage en vue d’une attaque des Darkness contre Eroda à l’heure du dîner. L’information n’était pas claire et semblait bien vague. Séraphina s’était portée volontaire pour aller vérifier ce soir. N’ayant pas de date, seulement l’horaire, ils s’étaient mis d’accord pour effectuer des patrouilles à tour de rôle. Sa fille surveillée par Dral, Séraphina était partie effectuer son tour dans le créneau horaire du dîner jusqu’au couvre-feu, à savoir de dix-neuf heures à vingt-deux heures. Quant à son mari, elle lui avait simplement dit qu’elle avait encore une mission à effectuer, ce qui l’excuserait de rentrer tard. Certes, elle ne lui avait pas dit la vérité, mais ne lui avait pas menti. Elle avait omis volontaire de préciser que la mission ne concernait pas sa casquette de ministre, mais celle de membre des Orphélins. Après tout, lui aussi lui en avait caché une vérité. Et pas qu’une d’après ses comptes. La justification était la même des deux côtés : la protection.

Un bruissement se fit entendre, faisant se retourner la renarde. Ce n’était qu’un feillu, qui passait. Séraphina soupira de soulagement, faisant disparaître la boule de feu qu’elle avait instinctivement fait apparaître dans sa main. Elle reprit ses recherches, de nouveau aux aguets. Son coeur s’accéléra à mesure qu’elle progressait à l’intérieur du parc désert. Après dix minutes à déambuler dans le parc, la justicière finit par tomber sur un homme. Il n’était clairement pas un élève et ne semblait pas faire partie du personnel. A travers les buissons, elle l’observa. Trapu, brun avec une barbe naissante, il était indéniablement un mage de terre. Il était en pleine transformation. Ses pieds et ses jambes étaient déjà matérialisés à moitié en tronc. Aucun doute, il était là pour faire le guet ou recueillir des informations sur Eroda. Il était hors de question qu’elle le laisse faire. L’élémentaire s’approcha le plus près possible, puis s’allongea au sol pour se camoufler et ferma les yeux pour se concentrer. Doucement mais sûrement, de ses mains touchant la terre meuble sortirent des flammes qui transformèrent la terre en feu. Bientôt cette lave atteignit le bois du corps du mage. Aussitôt, il se mit à hurler de douleur et stoppa sa transformation. Séraphina se releva et prépara son arc, puis le banda et visa. La flèche atteignit sa cible, le touchant au niveau de l’épaule. En réponse, le mage lui lança des graines carnivores. La brune plongea juste à temps pour les éviter. Elle en perdit ses flèches. Le temps qu’elle les cherche et prépare de nouveau son arc, son adversaire s’était relevé et avait arraché la flèche de son torse. Il lui lança une vague de terre. Elle eut tout juste le temps d’ériger un bouclier de feu devant elle, afin de se protéger. Un combat au corps-à-corps s’engagea. Après cinq minutes de combat acharné, Séraphina termina au sol à mordre la poussière. Ne se sentant plus la force d’utiliser son élément au maximum de ses capacités et avec le soleil qui se couchait, la renarde lança une boule de feu, mais elle n’atteignit pas sa cible. Le mage l’avait evité. Il lui lança un roc. Séraphina se jeta sur le côté pour l’esquiver. La mage se releva et constata amèrement que son adversaire avait pris la fuite. Elle jura. Elle entendit alors un bruit derrière elle. Elle se retourna, prête à se battre, mais ce ne fut pas un Darkness qui se tint devant elle. Ce fut son mari. Elle avait peut-être sauvé la vie de certains étudiants ce soir ou retarder une mission Darkness, mais elle allait devoir rendre des comptes auprès de son homme. Qu’allait-elle bien pouvoir lui dire pour justifier sa présence, alors qu’elle était censée être au ministère ? Elle se mordit la lèvre. Elle pensait que son mari serait au château, en train de dîner avec les élèves et les professeurs. Elle ne s’était pas attendue à le croiser. Elle soupira et plongea ses yeux dans ceux de l’homme qu’elle aimait. Anticipant tout reproche, elle prit la parole, tout en s’avançant vers lui. « Je ne t’ai pas menti, John, j’avais une mission à faire et je suis tombée sur cet homme. » Ce n’était pas entièrement faux, puisqu’elle était bien tombée sur son adversaire. Elle n’avait tout simplement pas précisé à John, qu’elle l’avait cherché et qu’elle n’était pas tombée sur lui par hasard. « Et toi, qu’est-ce que tu fais dans le parc ? Je te croyais au château. »
Points ajoutés au sablier.

. . . . . . . . . . . .

Just because it burns doesn't mean you're gonna die
John Flynn
avatar

Autres informations
Capacités en combat:
Equipements magiques:
Armes en possession:
airadulte
AGE RPG : 45 ans
METIER : Directeur de l'académie, Directeur de la maison de l'air & Professeur de la maîtrise de l'air
ACTIVITE : 4169

Dim 27 Mai 2018 - 22:33

Comme la plupart du temps, John passait le week-end au sein de l'académie. Même s'il était père d'une adorable petite fille et le mari d'une femme formidable, il demeurait avant tout directeur d'une grande académie et responsable d'un grand nombre d'élèves. En général, lorsqu'il le pouvait, John s'appuyait sur l'aide de ses collègues pour veiller au bien être de son école. Du moins, c'est ce qu'il faisait lorsque Camus, son plus fidèle ami, était là. Depuis son départ, John n'arrivait plus à confier la moindre tâche à qui que ce soit. S'il avait bien compris une chose, c'est qu'il ne pouvait faire confiance qu'à lui-même. Comme tous les week-end, le jeune homme s'était donc contenté de surveiller l'académie et de se montrer disponible pour ses élèves. La fin d'année approchait et il savait parfaitement que les dernières années se préparaient pour leur dernier examen. Un moment important pour eux. John renonça donc très rapidement à fuir ses responsabilités et répondit comme il se devait à ses tâches. Il savait qu'il ne pouvait pas quitter l'enceinte du château.

Flynn resta à l'académie la plupart de la journée. Lorsqu'il eut des nouvelles de sa femme, celle-ci lui fit comprendre que le ministère réclamait son aide et qu'elle avait encore du travail. Une nouvelle plutôt navrante. Malgré tout, le jeune père accepta de laisser sa femme à ses occupations et retourna aux siennes. Si John regrettait bien une chose, ce devait sûrement être son poste au sein du ministère. Là-bas, il s'y sentait bien plus utile, plus informé, plus près de sa femme. Même s'ils y travaillaient d'arrache pieds il savait qu'en franchissant un petit couloir il y verrait les beaux yeux de sa femme. Mais peu importait, à l'heure actuelle, ni l'un, ni l'autre n'était capable d'abandonner ses responsabilités. John eut une soudaine pensée pour sa petite fille, Elya. Un adorable enfant. John n'aimait pas la savoir entre les mains d'une personne qu'il ne pouvait surveiller. Même si Seraphina avait une totale confiance en lui, John ne pouvait s'empêcher de se méfier du monde entier. Lui seul était capable de prendre correctement soin de sa fille. Personne d'autre.

Lorsque la nuit tomba, John rejoignit la grande salle où il s'assit aux côtés des autres professeurs. Il se souvenait parfaitement du temps où Seraphina enseignait comme professeur de maîtrise du feu et où ils passaient leurs nuits ensemble. C'était le bon temps. Le temps où Cole n'était pas. John se mordit la lèvre lorsque l'image de son frère ainé lui revint. Cole avait détruit toute sa vie, sa famille. Il s'en était pris à son académie, à sa femme, sa fille, à lui-même. Aujourd'hui tout le monde le croyait mort mais John faisait partie des rares à savoir que cette information était fausse. Non. Cole demeurait toujours en vie. Le jeune homme s'était tenu de garder cette information à sa femme qu'il ne voulait pas déboussoler. Il savait parfaitement qu'elle avait subi de nombreux dégâts psychologiques et physiques et il ignorait si elle était capable d'encaisser un nouveau choc. Quoi qu'il en soit, il était mieux pour elle qu'elle ignore la vérité. John débuta le repas en même temps que ses collègues. Il resta silencieux une bonne partie de la soirée lorsque des vibrations interpellèrent son attention. Celles de Festus. Son aigle, son ami, dressé veiller sur l'académie. Ayant une vue perçante, Festus demeurait le protecteur le plus utile et le plus discret d'Eroda. Il était entré dans la vie de John depuis six ans déjà et guettait les alentours de son école avec grande attention. Comme à chaque fois qu'il découvrait un mouvement suspect, Festus s'approcha des fenêtres de la grande salle et battit des ailes. Les vibrations de l'air parvinrent à John qui s'absenta immédiatement. Il fit comprendre à l'un de ses collègues qu'il avait besoin de soutien pour garder un oeil sur les élèves et celui-ci hocha immédiatement la tête. Lui, avait une nouvelle affaire à régler.

Lorsque John quitta le château il fut accueillie par l'air frais de l'extérieur. Le soleil menaçait de disparaitre et pourtant John parvenait sans mal à distinguer ce qui l'entourait. Il leva les yeux vers son aigle qui dessinait des cercles dans le ciel lui indiquant ainsi la direction à suivre. John rejoignit sans problème le point désigné et s'introduisit très discrètement entre les arbustes. Il distingua deux personnes : une femme et un homme. D'après les vibrations qu'ils dégageaient, ils menaient tous deux un combat. John compris très rapidement qu'aucun élève n'était impliqué ce qui ne l'affola pas. Il resta suffisamment discret et s'approcha davantage lorsqu'il reconnu sa femme. Son coeur fit un bon de sa poitrine. Il se jeta rapidement vers sa position, faisant ainsi fuir l'ennemi avant de se pencher sur sa femme. Celle-ci fit volte face. « Je ne t'ai pas menti, John, j'avais une mission à faire et je suis tombée sur cet homme. Et toi, qu'est-ce que tu fais dans le parc ? Je te croyais au château. »

John eut tout juste le temps de se baisser pour l'aider à se relever que Seraphina lui déblatéra de faibles excuses. Il fronça les sourcils, perplexe et dévisagea sa femme. Jamais il ne l'avait soupçonné de quoi que ce soit. Pourquoi avait-elle une telle réaction ? Il attrapa sa main, ignorant les paroles de sa bien aimée et commença à l'ausculter. Avant qu'ils ne puissent tous deux s'expliquer, il fallait qu'il s'assure de son bien être. Il l'analysa une longue minute et lorsqu'il fut certain qu'elle n'avait aucune blessure grave, il s'autorisa à lui parler. " - Il faut que tu viennes à l'infirmerie. Un médecin t'examinera mieux que moi." John savait parfaitement que Seraphina ne souffrait pas. Qu'elle n'avait rien. Il savait simplement besoin de la savoir près de lui, sous sa protection. "- Tu as raison, j'étais bien au château. Mais Festus a repéré des mouvements en ta direction, il est venu me chercher." Il pivota la tête sur le côté. "- Tu te souviens de Festus quand même ... Tu as de la chance qu'il soit là, sinon, je ne t'aurais pas trouvé." John resta silencieux. Seraphina semblait très surprise de le voir. Vu son aspect, elle n'avait absolument pas l'air de provenir du ministère. Elle semblait simplement sortir de nulle part. La question était : pourquoi s'était-elle battue ? John se pencha sur elle, tout en gardant sa main dans la sienne. "Pourquoi tu t'es battue, ce n'est pas vraiment ton genre ? et pourquoi tu cherches à te justifier, je ne t'ai jamais reproché d'être ici ..." Il laissa la phrase en suspens pour lui montrer qu'il y avait tout de même un malaise. Jamais John n'aurait reproché à sa femme de lui faire une surprise. Si elle avait terminé ses recherches au ministère plus tôt et qu'elle comptait lui faire une surprise en le retrouvant plus tôt, cela l'aurait comblé de joie. "Tu as terminé plus tôt ? Tu voulais me faire une surprise c'est ça ?" Il pencha la tête. Si Seraphina avait manqué son entrée en scène elle avait de quoi être déçue, mais était-ce au point d'être si agressive ? "C'était un mage noir ? Tu sais que Cole n'est plus de ce monde, tu ne risques plus rien tu n'es pas obligée de prendre ta vengeance contre ces gens ...". Il l'attrapa et l'enlaça. Il avait besoin qu'elle croit en ce mauvais mensonge, qu'elle se sente en sécurité. Pour lui, c'était tout ce qui comptait. "-Est-ce que tout va bien au moins ?"

PS:
 

Points ajoutés au sablier.

. . . . . . . . . . . .

John Flynn
○ hello mon p'tit coco moi c'est john, le cadet de ma famille mais aussi le ministre de l'éducation aérienne ! Si tu veux un lien avec moi, viens par ici, si tu veux rp, c'est par ! Si tu as une question, n'hésite pas à me l'envoyer dans ma boîte à mp!!
crackle bones.
Séraphina Flynn
avatar

Autres informations
Capacités en combat:
Equipements magiques:
Armes en possession:
feuadulte
AGE RPG : 39 ans
METIER : Ministre des affaires étrangères
ACTIVITE : 69

Hier à 16:48

Après lui avoir donné une justification plus ou moins crédible sur sa présence dans les lieux, Séraphina s’avança en silence vers son mari. Il s’empressa de lui prendre sa main, tout en l’auscultant. Elle se laissa faire sans broncher. Elle le connaissait. Il ne la lâcherait pas tant qu’il n’était pas certain qu’elle n’ait rien. Il était vain d’en discuter. Depuis le temps qu’elle le connaissait et avec la menace Darkness, elle s’était habituée à ce comportement. Et puis pour l’instant, elle était trop lasse pour protester. Elle avait besoin de se concentrer sur le simple contact de la main de son homme dans la sienne. La justicière sortait d’un combat éprouvant et sa mission n’avait pas été achevée. Son morale était brumeux, même s’il n’était pas orageux. Ainsi, sentir la paume chaude et réconfortante de John la ragaillardit. Il était indéniablement sa force. Un éclaircit vint alors éclairer ses pensées embrumées. Certes, elle avait perdu une bataille, mais pas la guerre. John et son académie étaient toujours là. Elle n’avait pas éliminé une menace, mais elle avait participé à la retarder. Ce n’était que partie remise. Finalement, sa mission se terminait par une petite victoire.

Séraphina soupira lorsque le mage de l’air annonça qu’elle devrait aller voir un médecin d’Eroda. « Je n’ai rien John...Quelques égratignures, c’est tout. Je vais bien. » Elle aimait son mari, mais ne supportait pas de se sentir surprotégée. Certes, elle était vite prise par ses émotions et ce n’était pas toujours facile d’encaisser les coups durs, mais elle se relevait. Elle était une battante, plus résistante qu’elle ne le laissait croire. « Il est inutile de déranger le personnel soignant de l’académie pour une broutille de la sorte. » La fin de sa réponse était une preuve irréfutable de sa bonne santé. Elle s’exprimait de la même façon qu’elle aurait prononcé un discours au ministère. Méfiante et émotive, c’était ce qu’elle avait instinctivement trouvé comme rempart. Lorsque Séraphina voulait faire preuve d’autorité sans faire transparaître ce qu’il l’habitait intérieurement, ou lorsqu’elle voulait dissimuler quelque chose, c’est son ton et vocabulaire ministériel qui prenaient le pas sur son vocabulaire à elle et sa façon de parler habituelle.

John répondit à la question de Séraphina et enchaîna sur son aigle. Elle se souvenait parfaitement de Festus. Il était d’ailleurs la raison de la présence d’Adventura dans sa vie. Chacun des deux époux Flynn avait une relation privilégiée avec un oiseau. John avait Festus, son aigle et Séraphina avait Adventura, son dodek. Ils l’avaient trouvé un jour alors qu’ils se baladaient en forêt, John, Elya et elle. Festus avait repéré un oiseau blessé dans les fourrés. Les Flynn l’avaient recueilli et soigné. Avec le temps, il s’était attaché à Séraphina, plus qu’aux autres membres du clan Flynn. Ce qui plaisait à la mage de feu et la faisait rire étaient les points communs entre John et Adventura. Ils étaient tous les deux affiliés à l’air, très protecteur et fidèle. Ainsi, elle se souvenait parfaitement de l’oiseau qui accompagnait son homme et qui lui avait permis d’avoir une relation particulière avec un animal. Séraphina n’ajouta cependant rien. « Oui, merci Festus... » songea-t-elle ironiquement. Elle aurait justement préféré que Festus ne la repère pas et que John ne la trouve pas. Pour elle, c’était de la malchance qu’il l’ait vue. Elle allait gagner son combat et son mari n’en aurait rien su, si cet aigle n’était pas intervenu. Peut-être qu’elle aurait pu courir après le mage noir et le rattraper. Elle avait une excellente vue. Dans une allée, elle l’aurait certainement eu lorsqu’il se serait carapaté pour s’enfuir.

Séraphina éluda volontairement la première partie des questions de son mari, portant sur son combat. Elle préféra se lancer dans la vérité, que dissimuler des choses à John. Elle savait que tôt ou tard, elle n’y échapperait pas. Elle préférait retarder l’échéance et que ce soit le moins possible. « Je me disais juste que tu devais te demander ce que je faisais là, alors que je t’avais dit que j’étais au ministère. C’est tout. » Elle plongea son regard émeraude dans le sien et lui sourit. C’était la stricte vérité. Ce qui n’était pas le cas, lorsqu’elle répondit à la question suivante sur la surprise. « Oui, c’est ça. L’occasion s’est présentée, j’ai sauté dessus. »

A l’évocation de la mort de Cole, Séraphina sentit son coeur se serrer malgré elle. Combien de mensonges son tendre et dévoué mari allait-il encore lui servir ? La mage de feu savait pertinemment qu’il était en vie. S’il ne voulait pas lui dire pour Cole, elle ne lui dirait rien pour son affiliation aux Orphelins. John avait toujours été son confident, comme elle le sien. Ils s’étaient toujours tout raconté, se faisant confiance. Tout avait changé lorsque Séraphina avait appris pour l’existence de Cole, alors qu’elle était enceinte de leur fille. Elle lui avait depuis pardonné et leur confiance était revenue. Cependant, ils ne se confiaient plus exactement de la même manière. Tout en avançant main dans la main avec l’homme qu’elle aimait, elle s’interrogea. Comment pouvait-elle se sentir si loin de lui, en étant si proche ? Leur vie se résumait-elle à ça ? Mentir pour protéger l’autre ? Où étaient les deux amants, tellement fusionnels et passionnés qu’ils étaient les confidents les plus intimes l’un de l’autre, sans tabou ni cachotterie ? Ce n’était pas sur le mensonge qu’elle avait construit son couple. C’était sur la confiance et le partage. Chose que John avait mis à mal le premier en lui cachant l’existence de Cole. « Oui, tout va bien... » Malgré ses efforts, elle sentit qu’elle n’avait pas réussi à être convaincante. Le ton amère de sa voix ne tromperait pas. L’amertume du mensonge la consumait un peu plus chaque jour. Non, tout n’allait pas bien. Les Darkness étaient toujours là. Cole était en vie. Son mari lui mentait. Elle lui cachait qu’elle était devenue une justicière. Sa fille pouvait être attaquée n’importe quand, par Cole ou par un de ses sbires. Non, vraiment, tout n’allait pas bien. « Je suis simplement fatiguée, John, c’est rien. Ça va passer. C’est sûrement juste une période. » Ce mensonge pour camoufler la situation était ce qui se rapprochait le plus de la vérité. Séraphina était fatiguée de mentir. Elle était fatiguée de devoir travailler d’arrache-pied dans son ministère, pour tenter de retrouver les mages illégaux sur terre. Elle était fatiguée de ses missions chez les Orphelins, qui avaient le don de perturber son sommeil. Ce qui la faisait tenir était de savoir que ce n’était pas pour rien. Séraphina mentait pour protéger ses proches et Orneval. La ministre des affaires étrangères faisait de son mieux pour protéger les mages d’eux-mêmes et les non mages, qui fréquentaient sans le savoir les mages illégaux. Enfin, les missions de la justicière avaient un sens et permettaient de faire reculer les Darkness. « Je pense que je vais faire une sieste dans ton bureau le temps que tu finisses ton travail. On aura qu’à manger rien que tous les deux au château ou en ville, et on retrouvera Elya pour le coucher. Ça te va comme programme ? » C’est alors que la renarde comprit que pour se ressourcer, tout ce dont elle avait besoin pour l’instant était un moment hors du temps avec l’amour de sa vie et sa fille. L’image des fauteuils moelleux du bureau de John lui vinrent en mémoire. Elle se voyait volontier dormir dedans.
Points ajoutés au sablier.

. . . . . . . . . . . .

Just because it burns doesn't mean you're gonna die
Contenu sponsorisé

Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Double nationalité: Une promesse dans le vent ?
» Petit Faucon [ Vent ] [PRIORITAIRE]
» Port-Salut, un vent d’espoir souffle
» Perte des points en dextérité après Up
» Allez viens j't'emmène au vent || Brooke ♣

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'Extérieur du Château :: Le Parc-
Sauter vers: