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Un vent de vérité sur des découvertes brûlantes - John

Eroda Académie :: L'Extérieur du Château :: Le Parc
Séraphina Flynn
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Dim 20 Mai 2018 - 0:11


Un regard à droite, un regard à gauche, la voie était libre. Elle s’engouffra sur le chemin menant au château. Les rayons du coucher de soleil inondaient le parc d’Eroda de leur puissante lumière. L’herbe, les feuillages des arbres et les buissons offraient un magnifique panel de vert, éclairés de la sorte. Séraphina ne prit pas le temps d’admirer le panorama. Elle était en mission pour les Orphelins. La contemplation de la beauté de la nature attendrait. La mage de feu plissa les yeux, à la recherche de sa cible, éblouie par les rayons du soleil rasant. Un informateur des Orphelins avait cru entendre, dans un bar à une heure tardive de la nuit, une conversation qui faisait mention d’une éventuelle attaque ou d’un potentiel repérage en vue d’une attaque des Darkness contre Eroda à l’heure du dîner. L’information n’était pas claire et semblait bien vague. Séraphina s’était portée volontaire pour aller vérifier ce soir. N’ayant pas de date, seulement l’horaire, ils s’étaient mis d’accord pour effectuer des patrouilles à tour de rôle. Sa fille surveillée par Dral, Séraphina était partie effectuer son tour dans le créneau horaire du dîner jusqu’au couvre-feu, à savoir de dix-neuf heures à vingt-deux heures. Quant à son mari, elle lui avait simplement dit qu’elle avait encore une mission à effectuer, ce qui l’excuserait de rentrer tard. Certes, elle ne lui avait pas dit la vérité, mais ne lui avait pas menti. Elle avait omis volontaire de préciser que la mission ne concernait pas sa casquette de ministre, mais celle de membre des Orphélins. Après tout, lui aussi lui en avait caché une vérité. Et pas qu’une d’après ses comptes. La justification était la même des deux côtés : la protection.

Un bruissement se fit entendre, faisant se retourner la renarde. Ce n’était qu’un feillu, qui passait. Séraphina soupira de soulagement, faisant disparaître la boule de feu qu’elle avait instinctivement fait apparaître dans sa main. Elle reprit ses recherches, de nouveau aux aguets. Son coeur s’accéléra à mesure qu’elle progressait à l’intérieur du parc désert. Après dix minutes à déambuler dans le parc, la justicière finit par tomber sur un homme. Il n’était clairement pas un élève et ne semblait pas faire partie du personnel. A travers les buissons, elle l’observa. Trapu, brun avec une barbe naissante, il était indéniablement un mage de terre. Il était en pleine transformation. Ses pieds et ses jambes étaient déjà matérialisés à moitié en tronc. Aucun doute, il était là pour faire le guet ou recueillir des informations sur Eroda. Il était hors de question qu’elle le laisse faire. L’élémentaire s’approcha le plus près possible, puis s’allongea au sol pour se camoufler et ferma les yeux pour se concentrer. Doucement mais sûrement, de ses mains touchant la terre meuble sortirent des flammes qui transformèrent la terre en feu. Bientôt cette lave atteignit le bois du corps du mage. Aussitôt, il se mit à hurler de douleur et stoppa sa transformation. Séraphina se releva et prépara son arc, puis le banda et visa. La flèche atteignit sa cible, le touchant au niveau de l’épaule. En réponse, le mage lui lança des graines carnivores. La brune plongea juste à temps pour les éviter. Elle en perdit ses flèches. Le temps qu’elle les cherche et prépare de nouveau son arc, son adversaire s’était relevé et avait arraché la flèche de son torse. Il lui lança une vague de terre. Elle eut tout juste le temps d’ériger un bouclier de feu devant elle, afin de se protéger. Un combat au corps-à-corps s’engagea. Après cinq minutes de combat acharné, Séraphina termina au sol à mordre la poussière. Ne se sentant plus la force d’utiliser son élément au maximum de ses capacités et avec le soleil qui se couchait, la renarde lança une boule de feu, mais elle n’atteignit pas sa cible. Le mage l’avait evité. Il lui lança un roc. Séraphina se jeta sur le côté pour l’esquiver. La mage se releva et constata amèrement que son adversaire avait pris la fuite. Elle jura. Elle entendit alors un bruit derrière elle. Elle se retourna, prête à se battre, mais ce ne fut pas un Darkness qui se tint devant elle. Ce fut son mari. Elle avait peut-être sauvé la vie de certains étudiants ce soir ou retarder une mission Darkness, mais elle allait devoir rendre des comptes auprès de son homme. Qu’allait-elle bien pouvoir lui dire pour justifier sa présence, alors qu’elle était censée être au ministère ? Elle se mordit la lèvre. Elle pensait que son mari serait au château, en train de dîner avec les élèves et les professeurs. Elle ne s’était pas attendue à le croiser. Elle soupira et plongea ses yeux dans ceux de l’homme qu’elle aimait. Anticipant tout reproche, elle prit la parole, tout en s’avançant vers lui. « Je ne t’ai pas menti, John, j’avais une mission à faire et je suis tombée sur cet homme. » Ce n’était pas entièrement faux, puisqu’elle était bien tombée sur son adversaire. Elle n’avait tout simplement pas précisé à John, qu’elle l’avait cherché et qu’elle n’était pas tombée sur lui par hasard. « Et toi, qu’est-ce que tu fais dans le parc ? Je te croyais au château. »
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Ministre, justicière, épouse, mère, mage de feu, sang mêlé ou simplement un coeur ardent qui s'embrase, fière de sa famille et rêvant d'unité au sein des mages
John Flynn
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Dim 27 Mai 2018 - 22:33

Comme la plupart du temps, John passait le week-end au sein de l'académie. Même s'il était père d'une adorable petite fille et le mari d'une femme formidable, il demeurait avant tout directeur d'une grande académie et responsable d'un grand nombre d'élèves. En général, lorsqu'il le pouvait, John s'appuyait sur l'aide de ses collègues pour veiller au bien être de son école. Du moins, c'est ce qu'il faisait lorsque Camus, son plus fidèle ami, était là. Depuis son départ, John n'arrivait plus à confier la moindre tâche à qui que ce soit. S'il avait bien compris une chose, c'est qu'il ne pouvait faire confiance qu'à lui-même. Comme tous les week-end, le jeune homme s'était donc contenté de surveiller l'académie et de se montrer disponible pour ses élèves. La fin d'année approchait et il savait parfaitement que les dernières années se préparaient pour leur dernier examen. Un moment important pour eux. John renonça donc très rapidement à fuir ses responsabilités et répondit comme il se devait à ses tâches. Il savait qu'il ne pouvait pas quitter l'enceinte du château.

Flynn resta à l'académie la plupart de la journée. Lorsqu'il eut des nouvelles de sa femme, celle-ci lui fit comprendre que le ministère réclamait son aide et qu'elle avait encore du travail. Une nouvelle plutôt navrante. Malgré tout, le jeune père accepta de laisser sa femme à ses occupations et retourna aux siennes. Si John regrettait bien une chose, ce devait sûrement être son poste au sein du ministère. Là-bas, il s'y sentait bien plus utile, plus informé, plus près de sa femme. Même s'ils y travaillaient d'arrache pieds il savait qu'en franchissant un petit couloir il y verrait les beaux yeux de sa femme. Mais peu importait, à l'heure actuelle, ni l'un, ni l'autre n'était capable d'abandonner ses responsabilités. John eut une soudaine pensée pour sa petite fille, Elya. Un adorable enfant. John n'aimait pas la savoir entre les mains d'une personne qu'il ne pouvait surveiller. Même si Seraphina avait une totale confiance en lui, John ne pouvait s'empêcher de se méfier du monde entier. Lui seul était capable de prendre correctement soin de sa fille. Personne d'autre.

Lorsque la nuit tomba, John rejoignit la grande salle où il s'assit aux côtés des autres professeurs. Il se souvenait parfaitement du temps où Seraphina enseignait comme professeur de maîtrise du feu et où ils passaient leurs nuits ensemble. C'était le bon temps. Le temps où Cole n'était pas. John se mordit la lèvre lorsque l'image de son frère ainé lui revint. Cole avait détruit toute sa vie, sa famille. Il s'en était pris à son académie, à sa femme, sa fille, à lui-même. Aujourd'hui tout le monde le croyait mort mais John faisait partie des rares à savoir que cette information était fausse. Non. Cole demeurait toujours en vie. Le jeune homme s'était tenu de garder cette information à sa femme qu'il ne voulait pas déboussoler. Il savait parfaitement qu'elle avait subi de nombreux dégâts psychologiques et physiques et il ignorait si elle était capable d'encaisser un nouveau choc. Quoi qu'il en soit, il était mieux pour elle qu'elle ignore la vérité. John débuta le repas en même temps que ses collègues. Il resta silencieux une bonne partie de la soirée lorsque des vibrations interpellèrent son attention. Celles de Festus. Son aigle, son ami, dressé veiller sur l'académie. Ayant une vue perçante, Festus demeurait le protecteur le plus utile et le plus discret d'Eroda. Il était entré dans la vie de John depuis six ans déjà et guettait les alentours de son école avec grande attention. Comme à chaque fois qu'il découvrait un mouvement suspect, Festus s'approcha des fenêtres de la grande salle et battit des ailes. Les vibrations de l'air parvinrent à John qui s'absenta immédiatement. Il fit comprendre à l'un de ses collègues qu'il avait besoin de soutien pour garder un oeil sur les élèves et celui-ci hocha immédiatement la tête. Lui, avait une nouvelle affaire à régler.

Lorsque John quitta le château il fut accueillie par l'air frais de l'extérieur. Le soleil menaçait de disparaitre et pourtant John parvenait sans mal à distinguer ce qui l'entourait. Il leva les yeux vers son aigle qui dessinait des cercles dans le ciel lui indiquant ainsi la direction à suivre. John rejoignit sans problème le point désigné et s'introduisit très discrètement entre les arbustes. Il distingua deux personnes : une femme et un homme. D'après les vibrations qu'ils dégageaient, ils menaient tous deux un combat. John compris très rapidement qu'aucun élève n'était impliqué ce qui ne l'affola pas. Il resta suffisamment discret et s'approcha davantage lorsqu'il reconnu sa femme. Son coeur fit un bon de sa poitrine. Il se jeta rapidement vers sa position, faisant ainsi fuir l'ennemi avant de se pencher sur sa femme. Celle-ci fit volte face. « Je ne t'ai pas menti, John, j'avais une mission à faire et je suis tombée sur cet homme. Et toi, qu'est-ce que tu fais dans le parc ? Je te croyais au château. »

John eut tout juste le temps de se baisser pour l'aider à se relever que Seraphina lui déblatéra de faibles excuses. Il fronça les sourcils, perplexe et dévisagea sa femme. Jamais il ne l'avait soupçonné de quoi que ce soit. Pourquoi avait-elle une telle réaction ? Il attrapa sa main, ignorant les paroles de sa bien aimée et commença à l'ausculter. Avant qu'ils ne puissent tous deux s'expliquer, il fallait qu'il s'assure de son bien être. Il l'analysa une longue minute et lorsqu'il fut certain qu'elle n'avait aucune blessure grave, il s'autorisa à lui parler. " - Il faut que tu viennes à l'infirmerie. Un médecin t'examinera mieux que moi." John savait parfaitement que Seraphina ne souffrait pas. Qu'elle n'avait rien. Il savait simplement besoin de la savoir près de lui, sous sa protection. "- Tu as raison, j'étais bien au château. Mais Festus a repéré des mouvements en ta direction, il est venu me chercher." Il pivota la tête sur le côté. "- Tu te souviens de Festus quand même ... Tu as de la chance qu'il soit là, sinon, je ne t'aurais pas trouvé." John resta silencieux. Seraphina semblait très surprise de le voir. Vu son aspect, elle n'avait absolument pas l'air de provenir du ministère. Elle semblait simplement sortir de nulle part. La question était : pourquoi s'était-elle battue ? John se pencha sur elle, tout en gardant sa main dans la sienne. "Pourquoi tu t'es battue, ce n'est pas vraiment ton genre ? et pourquoi tu cherches à te justifier, je ne t'ai jamais reproché d'être ici ..." Il laissa la phrase en suspens pour lui montrer qu'il y avait tout de même un malaise. Jamais John n'aurait reproché à sa femme de lui faire une surprise. Si elle avait terminé ses recherches au ministère plus tôt et qu'elle comptait lui faire une surprise en le retrouvant plus tôt, cela l'aurait comblé de joie. "Tu as terminé plus tôt ? Tu voulais me faire une surprise c'est ça ?" Il pencha la tête. Si Seraphina avait manqué son entrée en scène elle avait de quoi être déçue, mais était-ce au point d'être si agressive ? "C'était un mage noir ? Tu sais que Cole n'est plus de ce monde, tu ne risques plus rien tu n'es pas obligée de prendre ta vengeance contre ces gens ...". Il l'attrapa et l'enlaça. Il avait besoin qu'elle croit en ce mauvais mensonge, qu'elle se sente en sécurité. Pour lui, c'était tout ce qui comptait. "-Est-ce que tout va bien au moins ?"

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Séraphina Flynn
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Dim 17 Juin 2018 - 16:48

Après lui avoir donné une justification plus ou moins crédible sur sa présence dans les lieux, Séraphina s’avança en silence vers son mari. Il s’empressa de lui prendre sa main, tout en l’auscultant. Elle se laissa faire sans broncher. Elle le connaissait. Il ne la lâcherait pas tant qu’il n’était pas certain qu’elle n’ait rien. Il était vain d’en discuter. Depuis le temps qu’elle le connaissait et avec la menace Darkness, elle s’était habituée à ce comportement. Et puis pour l’instant, elle était trop lasse pour protester. Elle avait besoin de se concentrer sur le simple contact de la main de son homme dans la sienne. La justicière sortait d’un combat éprouvant et sa mission n’avait pas été achevée. Son morale était brumeux, même s’il n’était pas orageux. Ainsi, sentir la paume chaude et réconfortante de John la ragaillardit. Il était indéniablement sa force. Un éclaircit vint alors éclairer ses pensées embrumées. Certes, elle avait perdu une bataille, mais pas la guerre. John et son académie étaient toujours là. Elle n’avait pas éliminé une menace, mais elle avait participé à la retarder. Ce n’était que partie remise. Finalement, sa mission se terminait par une petite victoire.

Séraphina soupira lorsque le mage de l’air annonça qu’elle devrait aller voir un médecin d’Eroda. « Je n’ai rien John...Quelques égratignures, c’est tout. Je vais bien. » Elle aimait son mari, mais ne supportait pas de se sentir surprotégée. Certes, elle était vite prise par ses émotions et ce n’était pas toujours facile d’encaisser les coups durs, mais elle se relevait. Elle était une battante, plus résistante qu’elle ne le laissait croire. « Il est inutile de déranger le personnel soignant de l’académie pour une broutille de la sorte. » La fin de sa réponse était une preuve irréfutable de sa bonne santé. Elle s’exprimait de la même façon qu’elle aurait prononcé un discours au ministère. Méfiante et émotive, c’était ce qu’elle avait instinctivement trouvé comme rempart. Lorsque Séraphina voulait faire preuve d’autorité sans faire transparaître ce qu’il l’habitait intérieurement, ou lorsqu’elle voulait dissimuler quelque chose, c’est son ton et vocabulaire ministériel qui prenaient le pas sur son vocabulaire à elle et sa façon de parler habituelle.

John répondit à la question de Séraphina et enchaîna sur son aigle. Elle se souvenait parfaitement de Festus. Il était d’ailleurs la raison de la présence d’Adventura dans sa vie. Chacun des deux époux Flynn avait une relation privilégiée avec un oiseau. John avait Festus, son aigle et Séraphina avait Adventura, son dodek. Ils l’avaient trouvé un jour alors qu’ils se baladaient en forêt, John, Elya et elle. Festus avait repéré un oiseau blessé dans les fourrés. Les Flynn l’avaient recueilli et soigné. Avec le temps, il s’était attaché à Séraphina, plus qu’aux autres membres du clan Flynn. Ce qui plaisait à la mage de feu et la faisait rire étaient les points communs entre John et Adventura. Ils étaient tous les deux affiliés à l’air, très protecteur et fidèle. Ainsi, elle se souvenait parfaitement de l’oiseau qui accompagnait son homme et qui lui avait permis d’avoir une relation particulière avec un animal. Séraphina n’ajouta cependant rien. « Oui, merci Festus... » songea-t-elle ironiquement. Elle aurait justement préféré que Festus ne la repère pas et que John ne la trouve pas. Pour elle, c’était de la malchance qu’il l’ait vue. Elle allait gagner son combat et son mari n’en aurait rien su, si cet aigle n’était pas intervenu. Peut-être qu’elle aurait pu courir après le mage noir et le rattraper. Elle avait une excellente vue. Dans une allée, elle l’aurait certainement eu lorsqu’il se serait carapaté pour s’enfuir.

Séraphina éluda volontairement la première partie des questions de son mari, portant sur son combat. Elle préféra se lancer dans la vérité, que dissimuler des choses à John. Elle savait que tôt ou tard, elle n’y échapperait pas. Elle préférait retarder l’échéance et que ce soit le moins possible. « Je me disais juste que tu devais te demander ce que je faisais là, alors que je t’avais dit que j’étais au ministère. C’est tout. » Elle plongea son regard émeraude dans le sien et lui sourit. C’était la stricte vérité. Ce qui n’était pas le cas, lorsqu’elle répondit à la question suivante sur la surprise. « Oui, c’est ça. L’occasion s’est présentée, j’ai sauté dessus. »

A l’évocation de la mort de Cole, Séraphina sentit son coeur se serrer malgré elle. Combien de mensonges son tendre et dévoué mari allait-il encore lui servir ? La mage de feu savait pertinemment qu’il était en vie. S’il ne voulait pas lui dire pour Cole, elle ne lui dirait rien pour son affiliation aux Orphelins. John avait toujours été son confident, comme elle le sien. Ils s’étaient toujours tout raconté, se faisant confiance. Tout avait changé lorsque Séraphina avait appris pour l’existence de Cole, alors qu’elle était enceinte de leur fille. Elle lui avait depuis pardonné et leur confiance était revenue. Cependant, ils ne se confiaient plus exactement de la même manière. Tout en avançant main dans la main avec l’homme qu’elle aimait, elle s’interrogea. Comment pouvait-elle se sentir si loin de lui, en étant si proche ? Leur vie se résumait-elle à ça ? Mentir pour protéger l’autre ? Où étaient les deux amants, tellement fusionnels et passionnés qu’ils étaient les confidents les plus intimes l’un de l’autre, sans tabou ni cachotterie ? Ce n’était pas sur le mensonge qu’elle avait construit son couple. C’était sur la confiance et le partage. Chose que John avait mis à mal le premier en lui cachant l’existence de Cole. « Oui, tout va bien... » Malgré ses efforts, elle sentit qu’elle n’avait pas réussi à être convaincante. Le ton amère de sa voix ne tromperait pas. L’amertume du mensonge la consumait un peu plus chaque jour. Non, tout n’allait pas bien. Les Darkness étaient toujours là. Cole était en vie. Son mari lui mentait. Elle lui cachait qu’elle était devenue une justicière. Sa fille pouvait être attaquée n’importe quand, par Cole ou par un de ses sbires. Non, vraiment, tout n’allait pas bien. « Je suis simplement fatiguée, John, c’est rien. Ça va passer. C’est sûrement juste une période. » Ce mensonge pour camoufler la situation était ce qui se rapprochait le plus de la vérité. Séraphina était fatiguée de mentir. Elle était fatiguée de devoir travailler d’arrache-pied dans son ministère, pour tenter de retrouver les mages illégaux sur terre. Elle était fatiguée de ses missions chez les Orphelins, qui avaient le don de perturber son sommeil. Ce qui la faisait tenir était de savoir que ce n’était pas pour rien. Séraphina mentait pour protéger ses proches et Orneval. La ministre des affaires étrangères faisait de son mieux pour protéger les mages d’eux-mêmes et les non mages, qui fréquentaient sans le savoir les mages illégaux. Enfin, les missions de la justicière avaient un sens et permettaient de faire reculer les Darkness. « Je pense que je vais faire une sieste dans ton bureau le temps que tu finisses ton travail. On aura qu’à manger rien que tous les deux au château ou en ville, et on retrouvera Elya pour le coucher. Ça te va comme programme ? » C’est alors que la renarde comprit que pour se ressourcer, tout ce dont elle avait besoin pour l’instant était un moment hors du temps avec l’amour de sa vie et sa fille. L’image des fauteuils moelleux du bureau de John lui vinrent en mémoire. Elle se voyait volontier dormir dedans.
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Mar 19 Juin 2018 - 0:25


John serra Seraphina contre lui. Il aimait sentir son corps contre le sien, sentir sa chaleur, sa respiration. Il posa ses yeux sur le crâne de sa bien-aimée et savoura cet instant. Seraphina ne semblait pas blessée, John savait parfaitement qu'elle était plus tenace qu'elle en avait l'air, après tout, il s'agissait d'un membre du ministère. Mais comme tout employé du grand Galvani, John savait également que Seraphina demeurait à la merci des darkness. Depuis que Cole s'en était pris à leur famille, il s'était rendu compte que la jeune femme s'employait plus activement à la recherche des mages noirs, que de nombreux criminels avaient été arrêtés. Etait-ce grâce à elle ? Il n'en savait rien pourtant quelque chose lui hurlait qu'elle en était à l'origine. Seraphina demeurait une femme intelligente et pleine de ressource, si elle avait bien aidé le ministère à mettre la main sur des bandits, cela le comblerait de joie. Tant qu'elle restait derrière son bureau pour mener ses recherches bien évidemment. Il refuserait toute prise de risque inutile. Non. Seraphina était une femme forte certes, elle restait sa femme et il devait la protéger. Celle-ci serra John lorsqu'il enfouit sa main dans la sienne. Elle soupira un long moment et plongea sa tête contre son torse. Malgré les préventions de son mari, elle refusa de se laisser examiner. Elle leva le menton et soutint son regard tout en prononçant des mots qui sonnaient plutôt professionnels. Ayant l'impression d'avoir une discussion avec lui-même, John haussa un sourcil et accepta son refus. Soit. Tant qu'il restait à ses côtés cela lui conviendrait.

Lorsque Seraphina débuta ses explications, John tressaillit et porta sa main sur la joue de sa femme. Il la laissa terminer ses derniers mots et posa son index sur ses lèvres. Non. Il n'avait pas besoin d'entendre ses excuses. Il n'en voulait pas. Lui-même serait incapable de répondre à des questions si Seraphina décidait un jour de les lui poser. Alors s'il lui-même demeurait incapable de s'expliquer, il ne pouvait pas en demander davantage à sa femme. L'essentiel, il le savait. Seraphina était une mère exceptionnelle, elle avait peur. Il s'agissait d'un membre exclusif du ministère, une travailleuse extraordinaire. Elle n'avait rien à se reprocher. John savait qu'elle était venue pour lui faire une surprise et cela lui convenait. Si en voyant un homme masqué elle avait simplement eu peur, John ne pouvait pas lui reprocher d'avoir suivi son instinct maternel. Non. Il attrapa son visage et s'approcha doucement d'elle avant de l'embrasser. Ce combat était une erreur de sa part, il aurait dû surveiller le parc de l'académie. Quoi qu'il en soit, Seraphina n'aurait plus jamais à se battre.

Lorsque Seraphina soupira une seconde fois, John qu'un problème semblait l'agacer. Il fronça les sourcils et serra la main de sa bien aimée. Sa femme se sentait mal et ça, il l'avait compris. Il se pencha vers elle et plongea ses yeux dans les siens. Seraphina ne semblait pas être à l'aise. Son regard trahissait l'air autoritaire qu'elle avait pris quelques minutes plus tôt. Sa femme rejeta son comportement sur le dos de la fatigue, ce que John n'avala pas. Il soutint son regard comme pour l'inciter à continuer. Il savait parfaitement que Seraphina venait d'être choquée par son combat, qu'elle n'était pas préparée pour se battre et que cet affrontement avait dû lui rappeler de mauvais souvenirs. Si elle avait besoin de plus de temps pour en parler, il prendrait sa soirée. Il avait la vie devant lui. Lorsque sa femme évoqua le besoin de se ressourcer dans son bureau, John afficha un air de dégout. Seraphina savait parfaitement que John possédait un appartement au septième étage, qu'il y avait un lit et qu'elle s'y sentirait bien mieux. Mais John savait aussi que c'était dans ce septième étage qu'elle s'était fait agressée quelques années plus tôt par l'ancien meneur des darkness. Il serra sa main, n'osant lui proposer de s'allonger dans ses appartements. Non. Seraphina demeurait fragile, elle ne supporterait pas retourner dans cet appartement. Il l'embrassa une seconde fois et hocha la tête. "- C'est comme tu voudras mon coeur. Allons dans mon bureau." Il marqua une pause, regrettant de quitter l'air si chaud de fin d'après-midi. "- Si tu as faim on peut aussi s'allonger dans le parc et faire un goûter ?" Il lui sourit et agita bêtement ses mains dans l'espoir de lui redonner un peu de sourire. "- Et on rejoindra Elya dès qu'on aura terminé." Il lui sourit et la traîna par le main dans un coin du parc relativement calme.

Une fois qu'il trouva son eldorado, John généra une petite bise pour retirer toutes les feuilles de l'herbe. Il invita sa bien-aimée à prendre place et s'installa à ses côtés. A cette heure-ci, la plupart des élèves de l'académie prenaient leur dernier repas de la journée. John savait parfaitement qu'après leur festin les élèves retourneraient dans leurs dortoirs pour préparer leurs examens, il n'avait donc aucun souci à se faire quant à leur tranquillité. Lorsqu'il fut certain que Seraphina ne s'envolerait pas, John lui caressa la main et continua d'une voix qui se voulait douce. "- Je te repose une fois la question, es-tu certaine que tout va bien ?" Il marqua une pause. "- Je sais que tu évites de venir ici en général, que l'académie doit te rappeler de mauvais souvenirs mais s'il y a quelque chose dont tu veux me parler je serais vraiment heureux de pouvoir t'écouter. Je suis ton mari après tout c'est mon devoir de te protéger." Lui-même rêvait de pouvoir lui annoncer la terrible vérité. Cole demeurait toujours en vie. Certes il ne voulait pas qu'elle l'apprenne mais il voulait pouvoir lui dire la vérité sans se soucier du reste. Seraphina restait sa femme, l'être le plus important de sa vie et lui mentir ne lui plaisait en aucun cas. "- Il y a peut-être quelque chose que tu voudrais me demander ?" John se surpris lui-même. Il n'avait aucune idée de ce que Seraphina avait derrière la tête pourtant il était certain d'une chose : elle ne lui disait pas tout. "- En réalité, il y a une chose que moi je souhaiterais te dire ... Mais je ne suis pas certain que tu souhaites l'apprendre."

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Séraphina Flynn
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Ven 13 Juil 2018 - 17:14

Séraphina ne comprit pas l’air de dégoût qu’afficha son mari. Ne la voulait-il pas à ses côtés dans son bureau, tandis qu’il poursuivrait son travail ? Lui cachait-il quelque chose d’autre ? Et ce quelque chose se trouvait-il dans son bureau ? Pour toute réponse, elle sentit la main de son mari se resserrer dans la sienne. Il s’inquiétait. Séraphina sentit un élan de lassitude et de colère la consumer. Elle se demandait sérieusement si son mari ne la sous-estimait pas. Pourtant, il la connaissait bien. Il savait que peu importe les épreuves, elle se relevait toujours. Une pensée traversa l’esprit de la brune. Elle se demanda si elle cachait son affiliation aux justiciers pour protéger l’organisation, John ou elle-même. Elle savait que si elle avouait, John tomberait des nues. Il était loin de se douter qu’elle était depuis quelques mois une justicière de l’ombre. Elle appréhendait sa réaction. La justicière savait qu’elle devait garder le secret, mais elle savait aussi que tôt ou tard, il l’apprendrait. Au fond d’elle, elle voulait qu’il sache. Néanmoins, elle ne pouvait se résoudre à le lui dire. C’était trop tôt. L’heure n’était pas encore venue. La renarde sentait que la façon dont John l’apprendrait et le contexte seraient déterminants dans l’assimilation de la nouvelle. Pour l’heure, elle en était à des années-lumières. Séraphina commençait à en avoir marre que son mari se soit donné comme mission de devoir la protéger. Elle savait se défendre seule. Ce n’était pas lui qui avait dû affronter la menace envoyée par Cole pour la tuer elle et sa fille. Ce n’était pas lui qui devait risquer sa vie en se battant contre les Darkness. C’était elle. La tempétueuse Séraphina n’allait pas tarder à ressortir. La dernière fois que John l’avait vue dans cet état, c’était lorsqu’elle avait appris l’existence de Cole. Néanmoins, l’ouragan Séraphina n’éclata pas. John proposa un goûter dans le parc tout en agitant ses mains, ce qui eut pour résultat immédiat de faire redescendre la pression en la faisant rire. Et puis, le surnom affectueux lui alla droit au coeur. La tempête interne de Séraphina se calma, laissant place à un magnifique et brillant soleil. Ce phénomène interne transparaissait extérieurement par un sourire radieux sur les lèvres de la mage de feu. John avait le don de lui redonner le sourire, de la faire rire, qu’il soit ou non à l’origine de sa perte d’humeur. Séraphina plongea son regard dans celui de son homme et déposa sa main sur sa joue, tout en approchant ses lèvres des siennes. Le baiser fut doux et court. Quand elle se détacha, elle plongea à nouveau dans les yeux de John. Ce qu’elle pouvait l’aimer, malgré leurs secrets. L’espace d’un instant, toutes leurs cachotteries et leurs différends ne comptaient plus. Le monde qui les entourait s’était comme évaporé. Seuls eux deux importaient. Séraphina posa sa deuxième main sur la joue de son homme et attira doucement et amoureusement la tête de son homme vers elle. Elle déposa avec délicatesse un baiser sur sa bouche, qu’elle intensifia progressivement avec passion. Lorsqu’ils se séparèrent à bout de souffle, la mage de feu avait l’impression qu’un poids lui avait été retiré des épaules. Certes, elle lui cachait toujours la vérité et il lui mentait toujours sur son frère aîné, mais elle n’avait pas perdu son mari et il ne l’avait pas perdue. Ils étaient toujours ensemble. Leur couple ne courait pas à sa perte. Ils en avaient vu d’autres et ils traverseraient les épreuves, elle le sentait. Elle laissa ainsi son homme lui prendre la main et l’entraîner dans le parc à la recherche d’un endroit où se poser.

Tandis que John déblayait les feuilles de l’herbe, Séraphina regarda le panorama. Avec le coucher de soleil, les couleurs des montagnes, dans les nuances de vert et de jaune, étaient magnifiques. L’ornevaloise ne se lasserait jamais des montagnes. La citadine anglaise avait depuis plusieurs années adopté les montagnes françaises. Elle s’y sentait bien. C’était une atmosphère particulière qui n’existait pas dans une ville à un relief plat. Son Angleterre natale lui manquait de temps en temps, mais elle avait définitivement adopté les montagnes françaises, qui étaient sa maison. Séraphina se décrocha à la contemplation des massifs rocheux, lorsque son mari l’invita à le rejoindre sur l’herbe. L’anglaise s’installa à ses côtés. Elle le laissa lui prendra sa main, qu’il caressa. La brune lui sourit et entremêla leurs doigts, qu’elle regarda. Elle redressa la tête lorsqu’elle entendit la voix de son homme. Sa voix grave l’apaisait et sonnait comme une douce mélodie à ses oreilles. Cependant ses paroles n’eurent pas le même effet. Elle lâcha la main de son homme et soupira. Il était temps de mettre certaines choses au point. « Ecoute John, je te le redis une dernière fois. Je vais aussi bien que je peux aller. Alors arrête de me poser la question ! » La tempétueuse Séraphina ferma les yeux quelques secondes pour se calmer. Elle ne devait pas se laisser emporter par la colère. Lorsqu’elle les rouvrit, elle plongea dans le regard de son homme et reprit la parole. « Si je t’ai dit que ça allait, c’est que c’est le cas. Arrête d’insister. Et Eroda ne m’évoque pas de mauvais souvenirs, au contraire. C’est ici qu’on s’est rencontrés et qu’Elya a été conçue. De mémoire, c’était dans ton bureau. Alors oui, il n’y a pas eu que du bons, comme avec les blasons brûlés ou l’attaque dans ton appartement, mais ça n’enlève pas les bons souvenirs. Et quant à ton devoir de me protéger, je sais le faire seule. Et tu n’es pas le seul à t’inquiéter de ce devoir. C’est aussi le mien, en tant que ton épouse de te protéger et je m’y efforce. » Séraphina se tut et écouta la doléance de son homme quant à savoir si elle avait quelque chose à lui demander. Elle n’y répondit pas, laissant la question de son homme en suspens. Il en profita pour se jeter à l’eau. « Evidemment que je souhaite l’apprendre ! Si tu veux me dire quelque chose, c’est que c’est important et donc je veux le savoir ! » Séraphina regarda son homme avec un regard de braise. Elle lui en voulait. Depuis quand avait-il besoin de tourner autour du pot pour lui dire quelque chose ? Et depuis quand hésitait-il à se confier à elle, parce qu’il pensait qu’elle n’aimerait pas savoir ce qu’il avait sur le coeur ? La mage de feu bouillonnait. Ses iris émeraude se mirent à s'agiter, signe de réflexion, quand soudain la vérité la frappa. Son couple n’était plus celui qu’elle croyait. Elle ne comprenait plus pourquoi ils n’arrivaient plus à se confier l’un à l’autre sur leurs états d’âme. Séraphina se souvenait parfaitement du temps où ils étaient les parfaits confidents l’un de l’autre. Elle comprit que ce temps était révolu depuis la trahison de John à propos de Cole. Soudain, en y pensant, son coeur sauta un battement. Et si leur couple était définitivement brisé ? Certes, ils s’en étaient remis, ils étaient toujours ensemble, mais ils se cachaient des choses et ne se confiaient plus spontanément. Séraphina reporta alors son regard sur John, craignant la révélation. Elle était loin de se douter que son homme avait décidé d’enfin sortir du mensonge quant à la prétendue mort de Cole. D’une voix calmée et décidée, elle l’incita à se lancer. « Je t’écoute, John. Je ne t’interromprais pas, je te le promets. Et peu importe ce que c’est, j’encaisserais. Et si c’est un problème qui te concerne, on y fera face tous les deux, mon zéphyr. » L’utilisation de son surnom était une preuve de l’amour de Séraphina vis-à-vis de son homme. C’était en référence à sa capacité de maîtriser l’élément de l’air et comme ce terme désignait un vent doux et agréable, il était naturellement apparu à l’esprit de la mage du feu pour surnommer son homme. Elle espérait ainsi lui montrer que même si elle comprenait qu’ils traversaient une mauvaise passe, elle tenait toujours à lui.
Suite au prochain épisode:
 

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Jeu 26 Juil 2018 - 17:05


Seraphina semblait s'apaiser. John profita de l'instant présent. Sa main dans la sienne, il contracta ses doigts comme s'il craignait de la perdre. La présence de sa femme le rendait plus calme. Il aimait l'avoir à ses côtés. Son regard se perdit dans le sien. Il admira la beauté de son iris tout en restant silencieux. Seraphina devait sentir que quelque chose ne tournait pas rond. John n'était pas à l'aise et même s'il tentait au mieux de le cacher, Seraphina devait déjà le savoir. Celle-ci sembla attendre, elle relâcha furieusement sa main de la sienne lorsque son mari lui demanda une nouvelle fois son état. Oui. Elle allait bien. Peut-être qu'après tout il était le seul à aller mal ? Lorsqu'elle tenta de se justifier, John se concentra sur le son de sa voix. Rien d'autre. Il aimait entendre son timbre, l'écouter hausser le ton. Même s'il n'avait rien d'un mari qu'on rabaisse il appréciait beaucoup la voir prendre les devants. C'était une femme forte et il admirait cela. Alors que Seraphina tentait de se justifier, racontant ses péripéties au château, l'attaque contre sa fille et sa conception elle-même, John perdit le fil de son histoire. Pourquoi avait-il lancé un sujet aussi fâcheux ? Seraphina plongea son regard dans le sien, attendant qu'il poursuive son histoire. Maintenant qu'il lui avait avoué un secret dont il n'avait osé lui parler, il était bien obligé de lui dire quelque chose ...

John hésita. Son amour pour elle lui avait obligé à lui avouer qu'il lui cachait quelque chose, pourtant, son instinct protecteur l'empêcha de tout dévoiler. Non. Il ne pouvait définitivement pas lui dire que Cole était en vie. Si Seraphina apprenait que l'homme qui avait brûlé sa maison, son corps et tenté de tuer sa fille demeurait toujours intact, elle ne lui pardonnerait pas. Pourtant, un détail frappa l'esprit du mari. Si Seraphina l'apprenait par quelqu'un d'autre, par Cole lui-même ... Déciderait-elle de lui tourner le dos ? Parviendrait-elle à le comprendre ? John fronça les sourcils. Il revient à lui lorsque Séraphina prononça son nom. Zéphyr. L'union de leur deux éléments. Mais eux étaient-ils vraiment unis ? Si John n'arrivait pas à être un mari transparent comment pouvaient-ils être unis ? Soudés ? John lui attrapa une nouvelle fois la main. Il la serra et plongea son regard dans le sien. Seraphina travaillait au ministère, elle avait toutes les capacités et les motivations pour l'aider à trouver Cole. S'ils l'arrêtaient ensemble, cela pourrait être leur plus grande victoire. Il devait absolument lui en parler, leur couple en dépendait. "- Mon ange je ...." Il serra sa main. Il avait gardé ce secret pendant si longtemps. "- Je n'ai jamais voulu te le dire." Il baissa la tête et son regard se perdit dans le vide. "- Je pensais pouvoir gérer le problème moi-même. Je pensais que l'histoire serait réglée en une semaine." Il sentit sa main trembler. Lorsque John ferma les yeux, il revit Cole, appuyé contre le mûr de la cabane hantée. Il l'avait retrouvé dans cet endroit la dernière fois. C'était là-bas qu'il avait menacé sa femme une fois de plus.

"- C'est au sujet de Cole, mon ange." Il soutint son regard et continua. "- Quand on s'est attaqué à lui, après qu'il se soit emparé de l'esprit du renard, le ministère l'a laissé pour mort." Il marqua une pause. "- Mon ange, je me suis méfié et on a très vite compris que Cole n'avait pas perdu la vie. Nous avons annoncé sa mort bien trop vite à la population mais il est revenu.". Il serra sa main et tenta de se rapprocher de sa femme. "- Cole est toujours en vie. J'ai essayé de le retrouver, je pensais pouvoir régler cette affaire en quelques temps, je m'étais dit que je n'avais pas besoin de t'inquiéter avec cette histoire, qu'en une semaine il serait arrêté. Mais je crois qu'il porte encore l'esprit du renard, qu'il demeure toujours aussi puissant, je ne comprends pas mais je n'arrive jamais à mettre la main sur lui." Il s'agita et continua. "- J'ai aussi pensé qu'il prendrait la fuite, j'ai toujours pensé qu'un jour j'arriverais à le rendre meilleur. Quand Mendy s'est retournée contre lui je pensais qu'il prendrait conscience. Mais il m'a donné un rendez-vous et il t'a menacé, Elya aussi et ..." Il baissa la tête et sentit une larme couler sur sa joue. "- J'ai peur de ne pas arriver à vous protéger toutes les deux. J'ai constamment peur pour toi." Il laissa son histoire en suspens. Lorsqu'il vit que sa femme ne répondait pas, il serra une nouvelle fois son emprise sur elle et parla plus fort, la voix tremblante. "- Je m'excuse de ne t'avoir rien dit. Je pensais pouvoir te protéger, pouvoir m'en occuper mais les évènements me dépassent et quelque chose me dit que si tu es informée de son retour tu seras mieux préparée à sa venue ... Car oui, je suis certain qu'il reviendra ..." Il attrapa sa femme et lui déposa un baiser sur le front. S'il y avait bien quelque chose qui lui faisait plus peur que Cole, c'était que Seraphina se retourne contre lui.

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Mar 31 Juil 2018 - 18:05

Les iris émeraude de Séraphina se posèrent sur sa main, que son mari venait de saisir. Son coeur s’accéléra. John se jeta à l’eau, en utilisant son surnom, tout en resserrant sa main dans la sienne. Son coeur s’accéléra davantage. Ce que son homme voulait lui dire semblait sérieux. Leur confiance n’était pas rompue. Séraphina le regarda et se sentit prête à tout ce que l’amour de sa vie pourrait lui annoncer. Certes, il lui cachait toujours que Cole était en vie et quant à elle, son appartenance aux justiciers, mais le fait qu’il veuille lui faire une révélation était une preuve que la confiance n’était pas perdue, pas totalement. Séraphina posa sa main chaude sur celle de son homme, espérant le rassurer, puisque sa main tremblait. Il ferma les yeux, puis se lança dans un monologue d’explication pour justifier sa révélation longtemps cachée.

Séraphina déglutit lorsqu’elle vit une larme perler sur la joue de son homme. C’était rare qu’elle assiste à pareil spectacle. Elle aurait voulu se jeter sur lui et le prendre dans ses bras, être son rempart, mais elle aurait également voulu lui lancer une série de boules de feu et lui cracher aux visage qu’il était incapable de se confier à elle dès que c’était vraiment important. Incapable de bouger face à ses émotions contraires, elle resta interdite et médita ses paroles. Il avait essayé de retrouver son frère ! Il ne voulait pas l’inquiéter sur un sujet qui les concernait tous les deux ! Cole les avait menacées, elle et Elya, une nouvelle fois ! Et quel fou que de vouloir affronter seul Cole ! Séraphina dévisagea son mari. Oui, il était vivant. Cole ne l’avait pas tué. Si ça avait été le cas, l’aurait-elle jamais su ? Aurait-elle été veuve sans savoir ce que son mari faisait à l’endroit de sa mort ni qui l’avait tué ? Se serait-elle remise de sa mort ? Aurait-elle continué à être une justicière ? Probablement, mais elle n’aurait plus jamais été la même avec le deuil de son âme sœur. Malgré leurs divergences, elle comprit qu’ils avaient un point en commun. Tous les deux s’inquiétaient constamment pour la sécurité de l’autre.

Lorsque John déposa un baiser sur son front, Séraphina se recula immédiatement, sans réfléchir. L’acte de son mari fut l’élément déclencheur, qui venait d’activer sa colère, au lieu de sa compréhension. Elle ne supportait plus de se sentir enfermée dans une bulle surprotectrice. De plus, elle avait besoin de lui faire comprendre qu’elle n’en pouvait plus qu’ils aient perdu leur lien de confident. « Je savais qu’il était en vie, figure-toi ! Au cas où tu l’aurais oublié, je suis ministre des affaires étrangères. Evidemment que je le savais ! Comme tu le sais, je gère les menaces du monde des humains, mais aussi celles des mages, avec les illégaux ! Evidemment qu’on m’a mise au courant ! On m’en a informé dans l’éventualité où Cole irait se réfugier hors d’Orneval. Ce n’est pas comme s’il était une des plus grandes menaces qu’on ait connue ! Mais tu vois, j’aurais voulu l’apprendre par toi ! J’aurais préféré que ça soit mon mari, l’homme que j’aime qui me le dise, plutôt qu’un bureaucrate avec qui je n’ai aucune affinité ! Ou du moins, j’aurais préféré être capable de te le dire que je le savais ! Je ne pouvais pas te le dire, puisque tu t’obstinais à ne pas vouloir me le dire ! Et comment tu as pu vouloir l’affronter seul, sans m’en parler avant ! Tu sais, c’était pas compliqué ! Oh Séra, tu sais quoi, j’ai un rendez-vous avec mon grand frère pour une petite discussion amicale, ne t’inquiète pas si je ne reviens pas vivant ! Comment as-tu pu me cacher que t’allais le voir ! Et comment as-tu pu attendre aussi longtemps pour tout me dire ! Comment as-tu pu me trahir encore une fois ! La première fois que tu m’as caché son existence ne t’as pas suffi ! Tu ne me fais plus confiance ! Tu ne me fais pas confiance ! Non, je sais, la vérité, c’est que tu ne m’as jamais fait confiance ! J’aurais dû le savoir avant de t’épouser ! Car même mariés, on en revient là où on en était au début ! » Plus elle parlait et plus elle s’emportait. Et plus elle s’emportait, plus elle s’immolait. Sans s’en rendre compte, au fur et à mesure de ses paroles, le feu la consumait littéralement. Elle avait généré des flammes d’or tout autour de son corps. Le soleil couchant et ce regain d’utilisation de son pouvoir eurent vite fait de l’épuiser. Si bien que sur ses dernières paroles, elle s’arrêta, tremblante de rage et de froid. Son coeur s’était serré par ses propres paroles et les larmes lui montèrent aux yeux. Comment avait-elle pu lui cracher ça au visage. Oui, elle aurait voulu qu’il lui fasse confiance pour Cole avant qu’ils se marient. Et elle aurait voulu qu’il lui fasse confiance pour Cole maintenant qu’ils étaient mariés depuis dix ans. Pourtant, elle ne regrettait pas de l’avoir épousé. Il était ce qu’il lui était arrivé de mieux. Néanmoins pour l’heure, elle lui en voulait terriblement qu’il soit incapable de se confier à elle. Et elle lui en voulait qu’à cause de ça, elle soit devenue incapable de se confier en retour, lui dissimulant son nouveau statut d’Orpheline.

D’ordinaire optimiste, elle avait soudain l’impression qu’il n’y avait plus d’espoir. Des larmes dégoulinèrent sur son visage. Le résultat fut qu’elle s’apaisa, maintenant que sa colère et sa tristesse avaient été évacuées. Son optimisme était à tout épreuve. Il ne la lâcherait pas maintenant, surtout pas maintenant. Elle était Séraphina, la joviale et optimiste renarde qui avait su conquérir le coeur de ce jeune maître de l’air, qui ambitionnait alors d’offrir une chance à tous les mages peu importe leur origine. Oui, il y avait de l’espoir. Ils étaient tous les deux en vie. Mise à part ce problème de confiance et l’agacement de Séraphina sur la surprotection de son homme, leur couple était solide et tenait bon. Tout n’était pas perdu. Il y avait certes un gros problème, mais il n’était pas insurmontable, pas à ses yeux. John avait décidé de se confier. L’espoir renaissait. Séraphina se racla la gorge. « Il se fait tard et il fait froid, rentrons à la maison, John. Couchons Elya et rediscutons-en calmement. Je t’en veux, John, énormément. Je ne comprends pas qu’après tout ce temps ensemble, tu sois encore incapable de te confier à moi sur quelque chose d’aussi important. Mais, je comprends tes raisons. Je sais que tu voulais nous protéger, moi aussi je le veux. Mais tu ne peux pas me protéger de la vérité et contre toutes les menaces qui existent. Et moi non plus, je ne peux pas. Je..Juste rentrons, John. » Suivant ses émotions et étant en proie à la fatigue, elle n’avait pu s’empêcher d’éclater de colère, tout en finissant par émettre un raisonnement cohérent et optimiste par la suite. C’était ce qu’elle aimait le moins en elle, être sujette à ses émotions. Pourtant, c’était ce qui faisait d’elle une femme complète, assumant ses forces et faiblesses.

Sur le chemin menant à leur maison, elle ne put s’empêcher de penser qu’il y avait quelque chose de cassé entre eux. Elle espérait, avec la plus grande force dont elle pouvait faire preuve en cet instant, que ce n’était pas au-delà de toute réparation. Séraphina espérait, qu’une fois rentrés et avoir passé du temps avec leur fille, puis celle-ci couchée, ils pourraient commencer la lente et laborieuse restauration de cette magnifique toile colorée que fut un jour leur couple.

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Mar 7 Aoû 2018 - 0:28



Seraphina restait muette. Les yeux grands ouverts, elle dévisageait son mari sans dire un mot. John savait que ses révélations l'atteindraient, qu'elle n'accepterait pas un secret si longtemps caché. Pourtant elle l'écouta sans l'interrompre une seule fois. Lorsqu'il termina son histoire, John l'embrassa ce qui la fit reculer. Non. Ce baiser était de trop. John serra les points mais n'intervint pas. Elle avait besoin de digérer de telles informations et ça, il pouvait le comprendre. Durant ces longs mois, durant tous ces jours, il lui avait mentit. Droit dans les yeux. Il avait rompu leur lien de confiance. John vit dans les yeux de sa femme une profonde colère. Elle semblait crispée, furieuse pourtant la position de ses lèvres montrait qu'elle demeurait triste. John voulu la prendre dans ses bras, la serrer fort contre lui. Mais il n'en fit rien. Seraphina prit son tour de parole. Elle aussi semblait avoir des comptes à rendre. Elle expliqua sans trop de surprise qu'elle était informée du retour de Cole. Elle continua son discours mais John ne parvient pas à comprendre sa réaction. Si elle aussi connaissait ce secret, il n'était pas le seul fautif. Pourquoi Seraphina ne lui en avait-elle pas parlé ? S'il avait mentit durant tout ce temps, peut-être qu'elle croyait qu'il l'ignorait vraiment ... Il resta muet et observa le visage de sa femme. Il n'aimait pas la voir de la sorte. John se mordit les lèvres lorsque sa femme l'accusa de n'avoir aucune confiance en elle. Non. Ce n'était pas vrai. Il l'aimait et croyait en elle. Il lui confierait sa vie. Lorsqu'elle remit en doute leur mariage, le coeur de John s'emballa. Il n'aimait pas ces mots et même si d'un certain sens il les méritait, il mourrait d'envie de la reprendre, de la contredire et lui prouver combien il l'aimait. Mais comme à son habitude. Il ne fit rien.

Seraphina lui en voulait et ça, il le comprenait. Oui. Il aurait dû être honnête avec elle. Pourtant un détail le chiffonnait : pourquoi n'avait-elle rien dit ? Elle aurait dû lui dire, lui confier le sujet de ses recherches. Elle avait gardé ce secret si longtemps, écoutant chaque instant son mari lui mentir au sujet de son fraternel. Pourquoi n'avait-elle rien fait ? John restait l'élément clé, le créateur de ce mensonge dont ils entendraient à nouveau parler ... Mais Seraphina n'avait-elle pas attisé la flamme lorsque John l'avait allumée ? Sa femme s'enflamma. John comprit que ses émotions demeuraient puissantes et fortes. Si elle arrivait à générer des flammes d'or de son corps, c'est qu'une émotion puissante l'envahissait. Et a priori, elle ne contrôlait rien. John n'était pas maître du feu - loin de là - mais comme tous les professeurs il savait parfaitement qu'un maître du feu s'épuisait lorsqu'il générait son propre feu. Il tendit les mains vers elle, essayant de générer suffisamment d'air pour l'aider à atteindre ses flammes. Oui. Eteindre sa flamme, c'est ce qu'il avait constamment l'impression de faire ...

Lorsque Seraphina trouva son calme, son corps redevint normal. Même si John s'était surtout inquiété quant à l'état physique de sa bien-aimée, il avait enregistré tous les mots prononcés par sa femme. Ils demeuraient encrés dans sa mémoire et ces reproches, il ne risquait pas de les oublier. John savait qu'il méritait sa colère, qu'une petite prise de conscience était important pour garder leur couple lié. D'une certaine façon, cela lui avait retiré un poids. La disparition de Cole n'était plus au goût du jour et il n'avait plus aucun secret pour sa femme. Plus aucun mensonge à fournir. Plus de risque à prendre seul. Un grand soulagement. John soupira un grand coup et plongea ses yeux dans ceux de sa bien-aimée. Elle aussi semblait plus sereine. Elle lui en voulait - ça, il en était certain - mais cela lui passerait. Ca ne faisait aucun doute. Ils s'aimaient et John ne pouvait imaginer le contraire une seule seconde. Non. Ils demeuraient liés l'un à l'autre. Ils venaient de prendre un tout nouveau départ.

John accompagna sa femme dans les ruelles sombres d'Orneval. Il repensait à ses derniers mots. Seraphina le comprenait et lui en voulait. Il savait parfaitement que leur confiance ne serait plus la même, qu'à chaque mot l'un douterait de l'autre. Il leur faudrait du temps pour tout reconstruire. John resta silencieux. Lorsqu'il traversa son village natal, il ne pû s'empêcher de remarquer que son monde avait brutalement changé. Plus rien n'était comme avant. Le ministère cachait des informations primordiales à la population, lui-même mentait à sa femme, Seraphina n'arrivait pas non plus à être honnête avec lui. Tout semblait aller de travers ... John resta distant, il n'osa pas toucher la main de sa femme mais prononça tout de même ses derniers mots. "- Je suis désolé pour tout ça mon ange. Même si c'est un moment difficile pour nous je peux t'assurer que pour moi c'est une très grande libération. Plus jamais je n'aurais de secret pour toi. Je t'en donne ma parole."
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