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2 ♀ Ministère - 0 ♂ Ministère
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Don't snatch my wings Sir [Pv : Aaron]

 :: L'Extérieur du Château :: Le Lac
Abel Degas
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Dim 1 Juil 2018 - 17:56
Mes pas se succèdent, à un rythme qui n’a de cesse de trahir et de confirmer mon anxiété. Je n’aime pas avoir affaire à ce prof. J’ai beau avoir plus de courage qu’il n’en faudrait par rapport à la taille de mes muscles, ce prof a de quoi foutre les miquettes quand il se met en colère, mais cette fois je pense l’être plus que lui. Je m’acharne sur sa porte en frappant de mon poings crispé, mais après quelques instants relativement cours de silence, je me rends compte qu’il n’est probablement pas présent. Son bureau est vide, certes, mais je sais qu’il y a bien des endroits encore où je peux chercher et où il doit se cacher. Mon premier réflexe est d’aller direction la salle des professeurs, où je prie pour qu’il ne soit pas. M’engueuler avec un prof c’est une chose, mais essayer de lui tenir tête avec l’équipe des power rangers derrière c’est déjà plus compliqué selon moi. Mais qu’importe quelle force de la nature, terre eau vent ou feu m’a entendue, il n’y est heureusement pas. Je m’en éclipse rapidement, sous le regarde évidemment curieux du professeur sur qui je viens de peut-être un peu trop grogner. Ce qu’il y a de pratique, si on peut dire, au fait de chercher mon professeur, c’est que j’ai le temps de réfléchir à ce que je vais dire, et à ce que je ne dois surtout pas dire. Déjà, il ne faut surtout pas que mes mots s’emportent. Je dois me calmer, mais c’est compliqué, surtout après une telle nouvelle. Rapidement, je fais le tour de l’endroit où se trouvent les dragons, attirant le regard attentif du dragon que j’ai l’habitude de monter. Je devrais être sur son dos à l’heure actuelle, mais ça semble plus que compromis. Soudain, j’ai comme un déclic. Je pense savoir où il se trouve.

Il n’est pas rare que je m’accroche avec des enseignants. C’est même assez compliqué, puisque j’ai la langue bien pendue et que lorsque j’estime n’avoir rien fait, j’ai horreur qu’on me fasse des remontrances. Mais ce prof, je fais attention. Parce qu’il est l’enseignant de la discipline que j’affectionne le plus ici. Il n’est pas sans savoir que m’empêcher de monter, c’est comme de me jeter dans les fonds du lac avec deux boulets accrochés aux pieds....

Finalement, ma course s’arrête sur la rive dudit lac. Je ralentis l’allure, balayant ce dernier du regard, avant d’apercevoir le professeur avec un dragon, assez loin de moi. En quelques minutes, sur une distance si courte qui me paraît pourtant interminable, je finis par le rejoindre. J’évite de crier, puisqu’un dragon est à nos côtés. Même si c’est pas un animal qui réclame un grand silence, surtout parce ses cris sont plus perçants que les nôtres, ça me file une bonne excuse pour au moins parler plus calmement que je ne l’aurais souhaité.

- Une semaine, c’est cours ! Vous pouvez pas m’interdire mon cours d’aujourd’hui, il me reste une semaine avant mon affrontement amical, je suis capitaine de l’équipe, je peux pas ne pas m’exercer c’est n’importe quoi !

Je me frotte le visage rapidement, essayant de me concentrer pour ne pas hausser le ton davantage, je reprends d’un coup une profonde respiration, comme si ma vie dépendant de cette dernière avant de reprendre un poil plus bas et moins agressif, tout en le fixant du regard.

- J’aurais dû descendre directement, d’accord. Mais je ne risquais rien et Kuro non plus ! C’est un dragon fort et je me serais arrêté avant la tempête. Les vents qui arrivaient été violents, je l’ai senti je vous jure que je comptais pas voler plus longtemps !
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Aaron Pierce
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ACTIVITE : 28

Lun 2 Juil 2018 - 14:18
- La… Chht…

Le temps semble s’être ralenti, la seule voix qui résonne dans l’air est celle d’un colosse, s’adressant à une créature bien plus grosse que lui. Cette créature qui pourrait être sortie d’un livre de contes de fées aux yeux d’un humain. Ses larges pattes pourvues de griffes foulent l’herbe légèrement brûlée par le soleil. Sa peau est recouverte d’écailles grises aux reflets verts. Ses grands yeux verts également sont fixés sur le colosse qui tient fermement la chaîne reliant son poignet à la muselière de l’animal. Ses grandes ailes sont sagement repliées dans son dos, mais sa longue queue s’agite, signe que l’animal commence à être fatigué d’être mené par le bout du nez par un homme. Elle frappe le sol de temps en temps pour signifier sa désapprobation. Mais tout cela fait partie du dressage de la jeune dragonne.

 Elle doit apprendre à être patiente, douce et obéissante avec  des créatures encore plus petites et moins autoritaires que son dompteur. C’est un travail de longue haleine en considérant la dangerosité de ces créatures si on ne les dresse pas toute leur vie. Tout cela est une affaire de patience, autant pour l’animal que son dompteur. On ne dompte pas avec violence un dragon. Sauf si on tient à finir brûlé au troisième degré, écrasé, ou mangé.

- Allez !Dit Aaron avec autorité, accompagnant son ordre d’un claquement de langue.

Aussitôt, il se met à courir à faible allure, et la dragonne trotte à ses côtés. C’est une réponse positive qui encourage Aaron. Il continue ainsi sa petite course, la dragonne suivant l’allure sans décoller, et soudain Aaron donne un ordre de nouveau :

- Doucement… Chht…


Une fois encore, l’animal écoute. Il faiblit l’allure et se met à marcher d’un pas lourd, s’arrêtant enfin. Aaron est satisfait de son « élève ». Souriant, sa main cherche quelque chose dans une sacoche en cuir attaché à ses hanches. Il en sort un gros lapin mort et félicite la dragonne en lui jetant dans la gueule une confiserie bien méritée.

- Bravo Emeraude. Tu es une bonne fille. Bon travail.

Le colosse tire doucement la tête de la dragonne vers lui à l’aide de la chaine pour lui caresser le museau. Dans ces moments-là, des moments privilégiés entre un dompteur et son dragon, Aaron en oublierait ou il est, son histoire, le temps… Il se contente juste de profiter des petites victoires de la vie. Mais son moment de plaisir et de plénitude va vite être interrompu par un de ses autres élèves, un petit erodien cette fois-ci. La dragonne dirige son regard vers la silhouette qui se rapproche à grands pas, reniflant son odeur. Aaron soupire et se tourne donc vers lui, attendant qu’il se rapproche.

Il reconnait très vite de quel élève il s’agit.  Abel Degas. Doué en vol, ça, il ne pourra jamais dire le contraire. Mais élève dissipé, peu obéissant et il a prouvé récemment ne pas être assez responsable aux yeux de son professeur. Il sait pourquoi il vient le voir.  C’est donc sans ciller que son professeur l’écoute, fronçant tout de même les sourcils sous le ton impétueux que prend le jeune homme devant lui.

- Abel Degas. C’est moi qui décide de ce qui est risqué ou non. Si je veux annuler votre séance de vol, je n’annule, vous entendez ? Votre attitude n’est pas digne d’un capitaine d’équipe. Combien de fois vous ais-je ordonner de descendre avant que vous ne cessiez de m’ignorer ? C’est un comportement inacceptable, monsieur Degas !

L’air dur et les yeux froids, le colosse fixe son élève sans broncher :

- Je n’autorise que les élèves les plus responsables à monter pendant les sessions de vol libre. Pour les autres, ils s’entraînent pendant les périodes de classe sous ma supervision. Et vous n’êtes plus dans la première catégorie d’élèves. Bonne chance pour votre match. Rajoute-t-il finalement en tournant les talons.

Aaron tire légèrement la chaine de la jeune dragonne pour l’inciter à la suivre. Il se dirige vers les gigantesques étables à dragons, lieu où sont bichonnés tous les dragons à la charge du professeur. Il marche à grands pas, sans attendre son élève. Pourtant, il sait bien que le jeune impudent ne se laissera pas planter ainsi. Il va revenir à la charge, ça, Aaron en est certain.

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Abel Degas
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Mer 4 Juil 2018 - 16:55
Garder mon calme, n’est pas chose facile et ça depuis si longtemps. Ca ne l’est jamais d’ailleurs, quand il s’agit de mes émotions, surtout les plus violentes et soudaines, j’ai énormément de mal à les gérer. Je pense qu’un peu tout le monde dans l’école est au courant, après mes cinq années actuelles de présence ici, ce n’est pas un détail qui peut échapper à grand monde, surtout mes profs. D’autant plus que ce prof en particulier, possède une certaine facilité à m’énerver de manière générale ! Il est toujours si dur, si froid. Parmi les profs de l’académie les plus compliqués et sévère, je dirai qu’il a facile sa place dans le top 3. Il n’est pas mauvais, mais le moindre écart et c’est fini, on en aura pour plusieurs semaines à se rattraper dans son estime. Sans grande surprise, il me tourne le dos et commence à repartir vers l’étable où sont les dragons. Un frisson de colère me parcours, tandis que j’ignore comme je peux rester si zen. Je crois que se faire ignorer, c’est la pire chose à faire quand on est énervé. Mais mon interlocuteur reste de marbre et clair, je ne monterai pas. Pourtant et ça je suis sûr qu’il s’y attend, je n’ai pas dit mon dernier mot. J’accélère mon pas pour revenir à sa hauteur, alors que je le suis de près, pas trop non plus, pour garder une certaine forme de respect mais surtout de sécurité.

- Vous savez que je monte bien. Vous savez que jamais je ne blesserai un dragon, Kuro a confiance en moi je suis celui qui le monte le plus souvent ! Je l’écoute et il m’écoute, si même un dragon a confiance en moi pourquoi pas vous !

Je lui passe vite devant et je m’arrête en travers de sa route. La distance se réduit encore un peu avant qu’il ne décide de s’arrêter vraiment. Je gonfle le torse, me redressant au maximum en me mettant presque sur l’avant de mes pointes pour gagner un demi-millimètre. Mon regard est planté dans le sien, déterminé et sûr de moi.

- Je peux me rattraper. Donner moi une tâche à faire et je la fais encore plus vite et avec encore plus d’efficacité que vous pourrez vous y attendre ! Laver tout le matériel ? D’accord ! Nettoyer les stabulations ? Très bien ! Monter quelqu’un d’autre que Kuro ? Ça m’embête, mais oui !

Je dégonfle le torse et recule un peu, histoire de ne pas me montrer trop agressif, me rendant fier de moi même de ne pas jouer les bourrins pour une fois.

- Je veux, je dois monter aujourd’hui. Vous savez comme je suis têtu. Je pourrais le faire sans votre accord, préparer mon dragon dans votre dos et filer sur le lac et vous vous en rendriez compte trop tard en me voyant déjà sur les lieux. Mais c’est nul je ne ferai pas ça !

Je soupire profondément et continu de le fixer avec détermination, non sans une certaine forme de tristesse de chiot dans le regard.

- Vous pouvez même me surveiller et me donner un cours de débutant je dirai rien, je ne broncherai pas. Mais me couper les ailes, c’est super cruel. S’il vous plait, me les coupez pas…

Heureusement que mon équipe me voit pas à implorer. Ca la fout mal pour le capitaine…
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Aaron Pierce
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Dim 8 Juil 2018 - 19:24


Aaron se repasse la scène dans sa tête. C’était un mercredi soir, créneau prisé par les élèves pour monter les dragons après les cours. Abel s’y était pris tôt pour réserver son temps de vol. Seulement, la soirée ne s’était pas déroulée comme prévue. Depuis les fenêtres de son bureau qui donne sur le lac, Aaron a tout d’abord remarqué les épais nuages et le vent qui montait pour annoncer une tempête. Puis il a vu ce dragon, filant dans le ciel, l’élève inconscient sur son dos. Se levant sans plus réfléchir, Aaron avait pris la direction du lac à grandes enjambées. Il était bien entendu impensable qu’il puisse permettre à un élève de voler avant, pendant ou après une tempête. Tant pis pour la plage réservée de cette élève, elle allait sauter d’ici peu. Le colosse se poste en dessous du dragon nommé Kuro et de son cavalier, Abel. Lui faisant des grands signes, il fait porter sa voix grave vers les cieux :

- Abel Degas ! Descendez ! Votre session de vol est annulée !

Et contre toute attente, cet inconscient avait décidé le laisser mariner son professeur. Aaron savait pertinemment qu’il l’avait entendu. Kuro avait reconnu la voix du dresseur et lui jetait des coups d’œil fréquents. Bien dressé, il voulait descendre voir ce que lui voulait le colosse. Mais c’était sans compter son cavalier sans peur, qui faisait la sourde oreille et continuait de faire voler le dragon au-dessus du lac.

- MONSIEUR DEGAS ! ARRÊTEZ ! S’époumonait le professeur, en vain.

La moutarde lui montait au nez, et au moment où Aaron songeait à les faire descendre par la force, Abel s’était enfin décidé à coopérer. Bien trop tard pour penser échapper à la rancune de son professeur, malheureusement pour lui.

***
C’est sans surprise que le professeur voit son élève lui barrer la route. Un petit garçon têtu, voilà ce qu’il était. Le colosse s’arrête donc à quelques mètres d’Abel et se borne à écouter ce qu’il a à lui dire. En réalité, Aaron sait bien qu’il ne l’empêchera pas de voler. Qu’ils ne s’apprécient guère, c’est quelque chose, mais refuser une passion commune à un élève, ce n’est pas quelque chose que le professeur de vol fait souvent. Cependant, un rappel à l’ordre est nécessaire. Cet incident ne doit plus recommencer.

- Bien sûr que vous ne feriez pas ça, monsieur Degas. Monter un dragon sans mon autorisation, c’est un aller direct chez le directeur. Le reprend-t-il aussitôt avec sa sévérité habituelle.

Le colosse se gratte doucement sa barbe grisonnante, et hausse un sourcil.

- Très bien monsieur Degas. Vous allez devoir en effet vous rattraper. L’étable est vaste et je ne manque pas de travail à vous donner. Ce sera mieux que de copier des lignes, et ça me rendra service. Je vous donne cinq heures de retenue que vous passerez à nettoyer les dragons, les nourrir, et nettoyer les stalles. Cinq heures réparties dans la semaine à votre convenance. Et encore deux heures la semaine prochaine. Rajoute-t-il après un petit temps de réflexion.

Le travail ne manque pas lorsqu’on prend soin de dragons, et le petit sait y faire. Ça sera un bon gain de temps pour le professeur, et ça aura le mérite de dégoûter Abel de refaire la même bêtise. Avant que le jeune homme puisse émettre un mot, Aaron lui coupe l’herbe sous le pied :

- Et pas de discussions. C’est ça ou rien. Si je vois que ce n’est pas fait proprement, je reviens sur ma décision de vous laisser voler. Monsieur Degas, comprenez bien que vous n’êtes plus un nouvel étudiant, maintenant. Vous devez prendre vos responsabilités et montrer le bon exemple. Pas faire des singeries dans le ciel quand ça vous chante. Bon. Vous voulez monter Kuro, c’est ça ? Allez-y, filez.

Aaron se détourne et caresse Emeraude, maugréant dans sa barbe :

- Peut-être qu’il faudrait qu’on commence à te monter, toi aussi…

Aaron prend le chemin de nouveau vers l’étable, pensif. Il marche plus doucement, passant d’un sujet épineux à un autre, sans réponses pour l’instant.

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. . . . . . . . . . . .

flying is

my passion
ANAPHORE
Abel Degas
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Jeu 12 Juil 2018 - 21:38
Ce prof, quoi qu’on fasse et surtout quoi qu’on en dise, a vraiment et définitivement la tête aussi dure que le roc le plus épais. Deux chiens têtus prêts à se battre pour un morceau de steak, voilà ce que nous sommes tous les deux. J’ai l’avantage de la fougue de la jeunesse mais lui, de l’expérience de l’âge et du temps. On peut dire qu’avec lui, le combat est toujours assez rude et c’est presque un certain exploit de pouvoir avoir le dernier mot ou au moins un semblant de victoire. Mes arguments sont convaincants et je sens venir les grosses contreparties, sans pour autant lui en vouloir c’est évident. C’est moi qui ai tort, de ne pas m’être arrêté quand le prof me l’ordonnait. Mais aujourd'hui, je pense que c’est cruel de m’empêcher de monter, pour une erreur alors que j’ai monté des tonnes de fois sans en faire la moindre. Pourtant, mon regard implorant, mes idées fixes et mes arguments enrobés de sucre semblent finalement dérider le prof qui approche de la retraite. Rapidement, j’entends sa sentence, ses ordres qui tombent et finalement, je pense m’en sortir assez mal avec un total de sept heures de retenue pour ça. Juste, ça. Mais après tout, je peux les effectuer comme bon me semble, ça devrait passer vite et en plus je pourrais voir Kuro. Qui sait, ça sera peut-être le moyen de connaître encore un peu plus les dragons. Je m’occupe déjà très souvent du nid de Kuro, mais je me dis qu’en étant obligé de côtoyer les autres dragons, j’en apprendrai plus sur l’espèce en général, bien qu’elle ne soit plus vraiment mystérieuse pour moi même si toujours fascinante.

- D’accord. Merci monsieur, je vais préparer Kuro immédiatement et je viendrai vous faire signe dans la semaine des débuts et des finalités de mes retenues.

Je lui parle avec un peu de soutien de langage, conscient que c’est en séduisant un minimum mon prof de vol que je m’attirerai ses faveurs et que je progresserai un peu plus dans son estime et ainsi, peut-être qu’on se prendra moins le bec et même mieux, qu’il me laissera voler avec un peu plus de tranquillité. Je sais qu’il se rend lui aussi à l’étable, puisqu’il devra y déposer la dragonne qu’il a en mains, mais je ne l’attends pas. Je fais vite demi-tour, filant jusqu’à l’étable pour y trouver Kuro. A peine entrais-je dans le lieu, que ma course se freine immédiatement. J’ai appris bien vite, il y a des années, à respecter la demeure des dragons. J’évite de courir et à moins d’en avoir vraiment besoin, je ne prononce généralement plus un mot. Comme si près d’eux, mon esprit un peu trop vif s’apaisait radicalement. Avec attention, je prépare Kuro, vérifiant comme d’habitude qu’il était parfaitement bien équipé et d’un geste assez souple, je grimpe sur son dos. On sort rapidement de l’étable et d’un battement d’ailes, nous filons. Je n’ai pas croisé le prof, peut-être est-il dans l’étable, dans son bureau ou toujours sur le lac, mais je sais que quoi que je fasse ou dise, il ne sera jamais loin. Maintenant que je suis dans son collimateur, je me doute sans mal qu’il sera là, prêt à me faire une remarque pour la moindre de mes erreurs, graves ou non. Je ne lui en veux pas car après tout quand on y réfléchit, on a bien ça en commun, l’amour et la fascination des dragons. J’espère que lorsqu’il me verra nettoyer l’étable des dragons pendant mes heures de colles en un temps record, il sera déjà un peu plus coopératif. Mais en attendant, autant ne plus le froisser. Je veux ma séance de vole aujourd’hui et pouvoir participer à mon match amical sans encombre.

- On commence doucement Kuro. On prend le temps.

En équilibre sur son dos, j’observe comme chaque fois ce qui nous entoure. Je suis aujourd’hui le seul à monter et ce n’est finalement pas plus mal. J’ai la zone pour moi, même si rapidement, je crois sans mal deviner que le prof n’est pas loin. Quand on songe au loup, il est généralement tapis dans les buissons et nous observe déjà depuis de longues minutes...
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