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My name is Ane. Alex Ane. [Chris]

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Alexane Karakis
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Lun 27 Aoû 2018 - 19:47


Ah, les vacances. Enfin l’occasion de décrocher le nez des bouquins sans avoir besoin de culpabiliser, de ne plus avoir à croiser les quelques personnes détestables de l’Académie (je ne citerais pas de noms), de passer du bon temps. À l’extérieur, si possible. J’adore ma mère, et ma sœur peut se montrer supportable, mais de temps en temps j’ai juste besoin de prendre l’air, vous comprenez ? D’ailleurs, aujourd’hui, j’ai rendez-vous au cinéma avec quelques amis (comprendre : personnes utiles quand j’ai la flemme d’être seules et qui par bonheur sont disponibles quand il faut) pour voir le dernier blockbuster Ornevalois. Les bandes annonces avaient l’air sympas, ce n’est sans doute pas le truc le plus intelligent du monde, mais disons que ça devrait suffire pour passer un bon moment.

Permettez-moi de faire une ellipse temporelle et de reprendre directement à la fin de la séance pour parler de ce qui nous intéresse ici. Comme je l’avais prédit, le film était sympathique sans pour autant casser trois pattes à un canard, enfin. Mes potes commencent à se diriger vers la sortie, moi je me tiens un peu à l’arrière avec l’un des garçons, Mathieu, pour bitcher sur l’une des filles, Aliénor, qui a littéralement passé la moitié du film à faire du bruit en bouffant son pop-corn et l’autre moitié à rire comme une pouffe chaque fois que son acteur préféré passait à l’écran. Bonjour l’embarras. Sérieusement, il va vraiment falloir que je fasse un tri dans mes amis un de ces quatre. Je ne peux pas continuer à m’afficher indéfiniment avec ça. Enfin bon, tandis que je discute, mon regard s’attarde sur un jeune homme un peu plus loin. Son visage me dit quelque chose. Je pense l’avoir déjà croisé à Eroda, mais il y a plus que ça, je le sens. Mince, qui c’est déjà ? Un ami de Caroline ? Non… Oh ! Ça me revient ! C’est le sang-mêlé que cette connasse a victimisé l’autre jour, juste avant de s’en prendre à moi !

Immédiatement, je stoppe net la conversation avec Mathieu et lui dit de partir devant, en précisant que j’ai un truc à faire. Il me regarde un peu étonné et hésite un instant. Qu’est-ce que ça m’agace quand ils font ça. Alors je le pousse un peu à l’épaule avant de m’éloigner à reculons, gesticulant des deux mains pour faire signe à lui et aux autres de se casser. De toute manière, notre sortie est finie, on allait simplement blablater pour rien dire deux minutes devant le cinéma avant de rentrer chacun chez soi. Et puis, je les reverrai très vite, nous avons une soirée de prévue demain soir. Même si je n’ai pas très envie d’y aller, il y aura probablement Caroline, elle aura vite fait de pourrir l’ambiance. Enfin, revenons à nos moutons. J’avance vers le gars et réalise à mi-chemin qu’il est accompagné d’une enfant. Ugh, j’espère qu’elle ne va pas se mettre à brailler. C’est tellement chiant à cet âge-là. Puis ça bave partout, berk. D’ailleurs, quelle idée d’aller au cinéma avec sa petite sœur ? La mienne, ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de l’emmener où que ce soit. Elle se débrouille. Bon, n’empêche que, ce n’est quand même pas ça qui va me faire reculer. Il faut que je parle à ce type. J’arrive près de lui, tousse un peu pour attirer son attention (même si ce serait bien étonnant qu’il ne m’ait pas remarquée, j’ai tendance à taper dans l’œil assez rapidement) et commence :

« Tu es le gars qui s’est fait maltraiter par Caroline. »

Bon, c’est peut-être un peu rapide comme approche, je l’avoue, je n’ai même pas fait l’effort de me présenter. Où sont passées mes bonnes manières ? Mais au moins, il comprendra que je ne suis pas du genre à y aller par quatre chemins. J’ai l’impression qu’il faut que je lui dise quelque chose, m’excuser, montrer que je compatis. Ce n’est pas franchement le cas, mais c’est la moindre des choses de faire au moins semblant. Il faudrait que je puisse me le mettre dans la poche, même s’il m’a bien l’air d’une victime et que les victimes ne sont pas trop le genre de personnes que j’aime fréquenter. Ce sera toujours utile d’avoir comme allié quelqu’un qui déteste cette garce autant que moi. Je veux dire, soyons honnêtes, des gens qui n’aiment pas Caroline, ça se trouve en paquet, mais en général ils ne sont pas très fans de moi non plus. Faut dire qu’on en a rabaissé plus d’un, à l’époque. Donc bon, je n’ai rien à perdre en tentant avec celui-là.

« Désolée pour ça, elle a franchement déconné. C’est une salope. Et j’ai appris trop tard qu’elle avait une dent contre les sang-mêlés. »

Oups, j’ai dit un gros mot devant une petite. Mais bon, pour peu que j’en ai quelque chose à faire. Elle en apprendra plein d’autres dans une dizaine d’années de toute façon, ça ne sert à rien de jouer à l’hypocrite.

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Chris Ferrell
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Sam 8 Sep 2018 - 3:14
Les vacances venaient à peine de commencer. Pour la première fois, depuis mon arrivée à Orneval, je n’étais pas retourné directement chez Séra et John. Depuis quelques semaines, je me concentrais beaucoup sur un prochain objectif que je m’étais fixé : maîtriser le son. Ce n’était pas quelque chose de facile, la majorité n’y arrivait pas avant l’âge de vingt-cinq ans.

Qu’est-ce qui m’avait motivé à me lancer dans cette pratique : cette folle qui m’avait attaqué, un peu avant la fin de l’année scolaire. Une apprentie de la terre, par je ne sais quelle bulle d’air lui passant dans la tête, avait choisi de faire de moi sa prochaine victime.

John, en tant que directeur de l’académie, avait dû en entendre parler, je ne voulais pas leur dire. Ils étaient suffisamment protecteurs avec moi sans que je n’eue à leur parler de ça. Je voulais éviter d’aggraver ma situation; je n’allais plus pouvoir respirer, un jour, si l’un des deux décidait de me protéger des virus… C’était un peu exagéré, mais je ne souhaitais pas être étouffé simplement parce que quelqu’un avait décidé de s’en prendre à moi. Séraphina était bien placée pour savoir que les sang-mêlé n’étaient pas toujours les personnes les plus estimées dans cette ville. Malgré leur esprit protecteur, je les aimais. Eux, avec leur fille Elya, formaient ma famille, maintenant. J’étais vraiment heureux qu’ils m’aient tous accepté dans la famille.

Ça faisait quelques jours que je continuais de dormir à l’académie, surtout pour l’accès plus rapide à la bibliothèque. Cependant, la nuit précédente, par une promesse faite à Elya, j’étais resté à la maison. C’était son anniversaire et j’avais prévu l’emmener au cinéma, voir le film de son choix. Il arrivait souvent que je prévoyais des activités avec elle, en partie parce que Séra et John me demandaient de faire du babysitting par moment, mais j’aimais Ely, elle était ma petite sœur. Je la connaissais depuis sa naissance, enfin presque; elle était née au mois de juillet et j’étais arrivé à Orneval le mois suivant.

J’avais pris bien des responsabilités dans la famille Flynn, pour les aider et parce que – je dois l’avouer – voir un bébé âgé d’à peine un mois avait fait fondre mon cœur. Je l’avais adoptée comme ma petite sœur depuis le premier regard. En revanche, j’avais laissé les couches à Séra et John le plus souvent possible.

Donc, depuis cinq ans, j’avais une sœur, j’en prenais soin avec la plus grande joie. Et je l’avais emmenée au cinéma pour son cinquième anniversaire.

Nous sortîmes de la salle, il lui restait encore un peu de popcorn et elle voulait le ramener à la maison en souvenir. Nous étions seulement arrêtés à la toilette avant de partir quand cette fille m’était tombée dessus, affirmant que j’étais celui qui s’était fait mal traité par je-ne-sais-qui.

« Chris… »

Ely tirait sur ma main. Je pouvais comprendre, la pauvre m’avait toujours vu comme son héros, en quelques sortes. Je n’étais tout à fait à l’aise, dans cette situation, même. Je me permis, malgré cela, de prendre Ely dans mes bras, histoire de la rassurer.

« C’était ça, son nom ? »

Je ne pouvais pas me permettre de trop en parler devant ma petite sœur, je ne voulais certainement pas la traumatiser avec ça. D’ailleurs, je la regardai pour lui dire :

« Tu ne dis rien à papa et maman, s’il te plaît. Je vais le faire moi-même. »

Je n’avais jamais appelé John et Séra « papa » ou « maman », sauf quand je parlais à Ely. Elle en avait l’habitude et, pour elle, c’était normal. Elle avait simplement hoché la tête à ma demande. Mais je me doutais que si je n’en parlais pas vite, elle le ferait avant moi.

Ce qui m’étonna fut que cette fille, qui avait dû assister à la scène qui s’était déroulée à Eroda, s’excusa. La réaction d’Elya était prévisible, elle n’aimait pas le vocabulaire de cette fille, visiblement. Elle cacha son visage dans mon cou.  Moi-même, je considérais que c’était un peu rude comme discours devant une enfant de cinq ans.

« J’avais remarqué, à la seconde où je l’ai vue, en fait… Elle sait bien faire comprendre au gens qu’ils sont la bienvenue… »

Je n’avais même pas tenté de cacher mon sarcasme. Elle devait comprendre qu’elle devait surveiller son langage devant les enfants, sérieusement. Elya n’était pas obligée de les entendre si jeune, même si elle allait les utiliser, probablement, dans une dizaine d’années.

« Chris, je veux rentrer…

-Je sais, Ely, papa et maman nous attendent. On y va bientôt. »

Tous ces mots avaient été dits à voix basse. Je ne voulais paraître impoli devant cette autre fille.

« Au fait, je m’appelle Christopher, mais tout le monde m’appelle Chris. »

Je lui tendis une main, c’était la moindre des choses, quand on faisait les présentations.

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Alexane Karakis
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Mar 25 Sep 2018 - 20:12


C’est marrant, vu comment Caroline l’avait traité la dernière fois, j’aurais parié que ce garçon aurait eu tous les attributs de la victime faible sans ami. Vous savez, ce genre de personnes timides qui préfèrent rougir et se cacher derrière les jupons de leur mère plutôt que d’affronter ces épreuves sociales si difficiles que représentent les conversations. Finalement, le dénommé Chris sait parler, et même faire du sarcasme. Il remonte un peu dans mon estime. Enfin, si on oublie le fait qu’il tient une gosse dans ses bras. Regardez-là à paraître choquée parce que j’ai utilisé quelques vilains mots. « Ugugnu, Chris, la dame elle est méchante ». Oh, ça va. Le caractère, c’est dès l’enfance qu’il faut commencer à le forger, sinon elle va finir par se faire marcher sur les pieds comme son grand frère.

Je regarde avec un peu de dédain la main qu’il me tend. Est-ce vraiment nécessaire ? Je sais que ça fait partie des règles de bonne conduite, mais qui sait s’il ne vient pas tout juste de changer les couches de la gamine avec cette même main ? Après tout, on n’est pas loin des toilettes. Enfin, il parait qu’il faut être poli. Après quelques discussions intérieures sur le pour et le contre d’un tel geste, je décide finalement de saisir sa main du bout des doigts et secoue vite fait avant de la relâcher et me nettoyer contre le tissu de mon pantalon. Ceci étant fait, je me présente à mon tour :

« Alexane. »

Mais comme je ne suis pas là pour faire ami-ami, je préfère me concentrer sur l’autre partie du dialogue, à savoir ce qui concerne cette pouffiasse de Caroline. Je me rends compte d’ailleurs que je suis incapable de mentionner son nom sans l’insulter en même temps. C’est dire à quel point je la hais. Comment j’ai pu être pote avec cette fille ? Incroyable. Cela étant dit, elle avait quand même plus de style qu’Aliénor. Il faut vraiment que je me refasse des amis cools. Enfin, ce n’est pas le sujet, revenons à nos moutons. J’espère que Chris fera un bon allié, qu’il est plein de ressources et qu’il pourra m’aider à arracher le sourire de cette garce une bonne fois pour toutes. Bon, évidemment, moi aussi j’ai plein de ressources, je suis douée et intelligente, tout ça, mais être à deux dans cette affaire ne serait pas de trop. Avant toute chose, il y a un point qu’il faut que j’éclaircisse.

« Caroline, je pensais que tu la connaissais. Je croyais qu’elle m’avait dit qu’elle te connaissait, en tout cas. Ou quelque chose en rapport avec sa famille. Ou la tienne. »

Ok, oui, j’ai du mal à écouter les gens quand ils me parlent, en tout cas lorsque ce sont des choses peu importantes. Pour le coup, les histoires de familles entre Caroline et ce garçon m’intéressaient très peu à l’époque, surtout que j’étais bien plus occupée par le fait qu’elle ait insultée mes origines. Et moi, surtout, elle m’a insultée moi, non mais vous vous rendez compte de cet affront ? Comme si j’avais une tête à être insultée. Elle s’est vraiment cru tout permis. En tout cas, j’espère que Chris m’apportera des informations importantes, ou au moins quelques ragots sympathiques, sur cette pétasse. Au mieux, ça me permettra d’avoir un meilleur angle d’attaque. Au pire, ce sera toujours rigolo à colporter partout, en déformant un peu les faits. C’est quand même dommage qu’il n’ait pas eu l’air de la connaitre. Il va peut-être moins me servir que ce que je pensais. Mais bon, ce sera toujours bien de l’avoir sous le coude. D’ailleurs, je vais essayer de l’aiguiller un peu :

« Tu connais peut-être sa famille du coup. Son nom, c’était… mince, attends. Je l’ai sur le bout de la langue. Quelque chose en F. »

Bon, promis, un jour j’apprendrais à m’intéresser aux autres et à retenir au moins leurs noms. Allez, réfléchis, Alexane, réfléchis. C’est le moment de faire jouer tes merveilleuses méninges. Ah, voilà !

« Ferrell ! »

J’ai lancé ça avec un peu trop d’enthousiasme, comme si je venais de trouver la dernière réponse d’un examen de fin d’année. Oui, j’ai de bonnes comparaisons, merci. Allez Chris, donne-moi tout ce que tu sais sur cette famille, je note. Dans ma tête bien sûr, j’aurais l’air con à sortir mon bloc-notes et mon crayon devant lui comme ça. Vous me direz, lui non plus n’a pas l’air très malin avec sa sœur dans ses bras. D’ailleurs j’y pense, elle est peut-être un peu jeune pour être sa vraie sœur. La loi de 2005 a plutôt bien régulé, pour ne pas dire totalement supprimé les naissances de sangs-mêlés. C’est peut-être juste une petite qu’il garde. Ça expliquerait aussi pourquoi il parle de papa et de maman alors que tout sang-mêlé a perdu au moins l’un des deux en arrivant ici. Enfin surtout, ça m’est un peu égal. En plus, si ça continue, je vais penser à mon père, et être triste. Vous voyez ce que ça me coûte d’essayer de m’intéresser aux autres ?

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Chris Ferrell
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Mar 13 Nov 2018 - 2:12
C'était bizarre, j'avais presque l'impression qu'elle avait le dédain de ma personne, de la façon dont elle me serrait la main : du bout des doigts. Et elle s'essuya la mais sur son pantalon, en plus. Non mais qu'est-ce qu'elle avait en tête ? Je savais que nous étions à côté de la porte des toilettes, mais je me lave les mains avant de sortir, règle d'hygiène de base...

Point positif : je savais son nom. Alexane. Point négatif : ça ne m’aidait pas beaucoup… La seule chose certaine était que je n’aimais pas son attitude. Et son vocabulaire. Bref, j’aurais pu avoir une meilleure première impression que celle qu’elle m’avait laissée. Sincèrement : Alexane n’était pas le genre de personne dont j’aimais m’entourer, Gigi et Raf valaient mieux qu’elle…

D’ailleurs, pourquoi venait-elle me parler si nous ne nous connaissions pas ? Et que je ne souhaitais pas la connaître ? J’allais quand -même rester respectueux, dans une certaine limite, mais je devais montrer un bon exemple à Ely.

Mais voilà, l’autre qui parle encre de cette agression que j’avais vécue ou de ce qui s’y rapportait… Franchement, n’avait-elle pas autre chose qu’elle-même en tête ? Caroline… Je ne l’avais même pas vu venir vers moi pour m’attaquer comme elle l’avait fait. Je ne me souvenais même pas de son visage, alors comment pouvais-je la connaître ? Tout ce que j’eusse gardé en mémoire de ce jour-là était le coup que j’avais reçu derrière la tête. Par une motte de terre ou une roche… Tout avait tourné, après ça.

Bref, comment Caroline, elle, l’amie de ce manque de délicatesse ambulant, pouvait connaître ma famille.

« Il faudrait savoir, la sienne ou la mienne ? Honnêtement, je ne crois pas qu’elle puisse connaître ma famille. Personne ne me connait ou presque et je ne parle jamais de ma famille, ou presque. »

Depuis quelques années, même, je m’identifiais à la famille Flynn. C’était plus agréable que de dire que je n’avais pas de famille. Ce sentiment d’appartenance que John et Séra m’avaient donné était plus plaisant que de dire que je n’avais personne.

Comme si ce n’était pas assez, Alexane essayait de savoir si je connaissais la famille de cette « charmante » Caroline. Je n’en avais rien à foutre que son nom commençait par un F. John et moi aussi; pourtant, aucun lien de sang entre lui et moi, je le considérais simplement comme un père, n’en ayant pas eu dans ma vie d’avant. Je n’étais même pas certain de vouloir connaître Wesler avec la facilité qu’il avait eu de nous abandonner, ma mère et moi.

Et puis, la douche froide… L’information m’avait saisi comme un seau d’eau glacé. Ferrell… Caroline Ferrell. Comment était-ce possible.

« Chris. »

J’entendais Ely, mais je ne l’entendais pas, en même temps. Comme si ça voit me parvenait de très loin en écho. Seul le nom de Caroline Ferrell se répétait en boucle dans ma tête. Cette fille qui m’avait attaqué dans les couloirs portait le même nom de famille que moi. Était-il possible qu’elle et moi soyons liés par le sang ? J’espérais que non. Comment pourrais-je réellement vivre si la seule famille biologique que j’avais s’en prenait constamment à moi ?

« Chris. »

Je sortis de ma stupeur. Grâce à la voix d’Elya Flynn, ma petite sœur. Elle, je pouvais réellement la considérer comme ma famille. Mais…

« Je ne connais pas… Je ne peux pas t’aider. Viens, Ely, on rentre. Bonne soirée, Alexanne. »

Je me mis à marcher, Elya dans les bras, je ne voulais plus lui parler. Je ne voulais pas laisser échapper que mon nom était aussi Ferrell. Mais j’avais peur que cette Alexane ne me suivie. La sortie ne me semblait pas assez proche, même si j’avais avancé à cent vingt miles à l’heures, elle m’aurait semblé trop loin. Fichue porte.

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